Voilà une série qui suscite le débat. Le 14 avril dernier, Netflix a annoncé la sortie prochaine de Tapie, une mini-série inspirée de la vie de Bernard Tapie, dont la diffusion est prévue le 13 septembre prochain sur la plateforme américaine. Le célèbre homme d’affaires décédé en octobre 2021 sera incarné par Laurent Lafitte. Une œuvre qui verra le jour alors que Bernard Tapie en personne avait déclaré être contre l’initiative de Netflix avant sa mort : "Le faire sans me demander mon accord de principe, ce n’est pas très bien. Il y a des choses qu’on ne fait pas. (…) Emprunter mon nom, c’est un peu lourd", avait lancé l’ancien président de l’OM dans les colonnes de Var Matin.
Dernièrement, c’est la famille de Bernard Tapie qui a fait part de sa colère envers Netflix. La raison ? Le terme "arnaqueur" employé par le géant du streaming à l’occasion d’une publication promotionnelle partagée sur les réseaux sociaux : "Businessman, homme politique, arnaqueur, patron de l’Olympique de Marseille, chanteur… Laurent Lafitte incarne l’iconique Bernard Tapie dans une mini-série fictive inspirée par sa vie, le 13 septembre." Si la communication de Netflix a depuis retiré le mot polémique, la fille de Bernard Tapie, Sophie, avait fustigé la plateforme américaine sur Instagram, d’autant plus que le réalisateur de la série, Tristan Séguéla, fils de Jacques, est proche de la famille Tapie : "‘Tapie l’arnaqueur’. Sachant qu’il avait verbalisé avant sa mort qu’il était contre cette série… Comme quoi l’irrespect n’a pas de limite. Je suis d’autant plus choquée que la série est à l’initiative de Tristan Séguéla, une famille ‘amie’ des Tapie depuis 40 ans…"
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Indirectement impliqué dans la polémique, Jacques Séguéla est sorti de ses gonds dans L’Heure des Pros ce lundi 17 avril sur Cnews. Dans un premier temps, l’homme d’affaires a regretté les propos de Netflix : "C’est horrible ce qu’il s’est passé. Il y a un mot qui a été lâché par le relation presse de Netflix, qui a traité Bernard Tapie d’arnaqueur. Il a été plein de choses dans sa vie, mais il n’a jamais été un arnaqueur."
Face à Pascal Praud, le père du réalisateur Tristan Séguéla a ensuite déploré les critiques de la famille Tapie, à qui il reproche de parler sans avoir vu la série : "Ils parlent d’un film qu’ils n’ont pas vu ! Moi j’ai vu les sept heures. Dans les sept heures, le mot arnaqueur n’apparaît pas une seule fois ! Ni une image d’arnaqueur. On n’a pas le droit de critiquer une chose quand on ne l’a pas vu ! La première (présentée au festival Canneseries, ndlr) a été un triomphe, il y a eu 15 minutes de standing ovation. Ils ne l’ont pas vu ! Qu’ils aillent le voir. (…) Je défends mon fils, mais je défends aussi Bernard. On n’a jamais dit un mot méchant ni contre l’un, ni contre l’autre. Je trouve scandaleux qu’on puisse démolir un film sans l’avoir vu !"
N.O