Un peu moins de cinq mois après sa sortie sur Netflix, la série Jusqu’ici tout va bien refait parler d’elle. Et pas forcément pour les bonnes raisons. La fiction créée par Simon Jablonka et Nawell Madani, qui tient d’ailleurs le rôle principal, aurait en effet été un "enfer" à tourner selon ses techniciens. Dans un article publié dimanche dans Médiapart, une quinzaine de professionnels ont ainsi évoqué des "propos homophobes", une "tension permanente" et une "mise en danger des salariés".
Alors que certains affirment qu’il s’agit du "pire tournage" jamais fait, d’autres ne cachent pas que la mise en boite en 2022 des épisodes "n’a été qu’une souffrance". "J’allais bosser la boule au ventre tous les joursµ. Ce tournage nous a transformés. Il y a eu pour tous un moment où on ne s’est pas reconnu parce qu’on a été agressif ou désagréable à cause de cette tension permanente", a affirmé un technicien son tandis qu’une membre de l’équipe image a confié : "Quand je vois Nawell Madani, j’ai des nausées et la colère qui remonte. Ma psy dit que c’est du stress post-traumatique".
Les faits auraient commencé dès le lancement du tournage, selon les personnes interrogées par nos confrères. Elles parlent ainsi de "brimade sur l’orientation sexuelle" par Nawell Madani à l’encontre d’une des personnes. Un technicien se serait par ailleurs retrouvé dans le coffre d’une voiture conduite par une actrice n’ayant pas le permis. Selon Médiapart, le régisseur général et le directeur de production, "fait rare dans le monde du cinéma", auraient même quitté leurs fonctions avant la fin du tournage.
La réaction de Netflix aux accusations
Face aux problèmes survenus sur le tournage, Netflix aurait été contacté et aurait envoyé un "référent" sur place pour tenter de calmer le jeu. Ce qu’il n’aurait pas réussi à faire, l’ambiance restant "délétère" jusqu’à la fin. Parmi les personnes interrogées par Médiapart, seules deux actrices donnent une autre version, évoquant "des conditions tout à fait normales et professionnelles". Contactés par plusieurs confrères, Nawell Madani et son avocat n’ont pour le moment pas répondu à ces accusations.
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La comédienne et réalisatrice a déjà été contrainte de prendre la parole en avril dernier après les nombreux messages critiquant sa représentation des femmes musulmanes dans sa série Netflix. "Je ne comprends pas. J’ai fait un projet qui met les femmes en valeur pour moi. On m’a toujours dit que c’était l’intention qui comptait. Moi, mes intentions étaient nobles. J’ai voulu parler des femmes de quartiers, celles qui se battent, qui se battent pour leurs frères (…) J’ai mis une femme voilée, rayonnante, qui est solaire, qui est beaucoup plus posée que le reste de ses soeurs… J’ai aussi casté des gens que l’on n’a pas l’habitude de voir à l’écran", a-t-elle réagi dans Clique sur Canal +.
Pour rappel, Jusqu’ici tout va bien met en scène une journaliste (Nawell Madani) qui, au moment où sa carrière prend son essor, aide son petit frère à échapper à la police. Ce qui finit par faire d’elle une la cible d’un baron de la drogue.