Après les retournements politiques à 180 degrés d’Elon Musk et Mark Zuckerberg, c’est au tour d’un autre rouleau-compresseur américains et leaders mondiaux des médias de suivre le mouvement : Disney. Attaqué sans cesse par Donald Trump, qui le qualifie de "woke", le studio mythique semble avoir pris note des récentes mesures prises par le président…
Donald Trump en guerre contre la diversité et l’inclusion
Deux semaines après avoir retrouvé la Maison Blanche, Donald Trump a annonce la suppression "immédiate" de toutes les organisations administratives luttant contre les discriminations et oeuvrant pour l’inclusion. Des centaines de milliers d’américains ( des femmes blanches en majorité, ironie du sort, ndlr) ont donc été licenciés ce jour-là. En 2021, Disney avait lancé le programme d’inclusion "Reimagine Tomorrow" pour représenter toutes les origines et orientations sexuelles dans les oeuvres cinématiques du groupe et les programmes de la plateforme de streaming Disney+. Sa fin a été annoncée ce mercredi 11 février dans un mail envoyé en interne par les ressources humaines.
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Si le timing ne laisse aucun doute sur l’influence et la pression du haut pouvoir sur les rois du divertissement aux USA, cette décision est également le reflet de l’échec d’une stratégie d’image qui aurait dû être un pas en avant sincère et humain, et non un outil de communication mercantile tout sauf subtil. Disney a compris que le grand public n’a pas été réceptif à certains films événement qui misaient sur la diversité et l’inclusivité, tels que Buzz l’Éclair, Les Éternels ou encore Wish, dont les scores au box-office ont laissé à désirer. Interrogé par Le Parisien, un cadre de Disney réagit : "Nous pensions ouvrir la voie vers un cinéma plus universel, mais nous avons peut-être trop voulu forcer le changement. Le public n’a pas adhéré aussi naturellement que nous l’espérions". Justin Simien, le réalisateur de Dear White People (Netflix), dénonce la superficialité et l’arrivisme de l’audiovisuel quand il s’agit d’agir pour la bonne cause : "Hollywood a imposé des quotas sans toujours comprendre comment intégrer la diversité de manière organique. Le problème, ce n’est pas l’inclusion, c’est la façon dont elle a été instrumentalisée".