« On se moquait de ma voix très aiguë… » : Teri Hatcher de retour avec la série WondLa (Apple TV+)

Publié le 29 juin 2024 à 7:47
ABACA
La comédienne Teri Hatcher prête sa voix à WondLa, la nouvelle série d’animation d’Apple TV+ sorti ce vendredi 28 juin 2024. Interview.

Qu’est-ce qui vous a séduite dans WondLa, cette série d’animation signée Apple TV+ ?

Teri Hatcher. J’avais déjà prêté ma voix aux livres audio de cette saga fantastique, il y a plusieurs années. J’étais donc déjà amie avec Tony (DiTerlizzi, l’auteur de WondLa, ndlr) et il m’a proposé de rejoindre le projet. C’est toujours agréable de travailler avec un ami, et un honneur qu’on vienne vous chercher. La question ne s’est donc pas posé, c’était oui ! Et puis, WondLa va au-delà de tout ce que j’ai pu voir à la télévision jusque là. J’aime aussi le fait d’être impliquée dans un programme familial. C’est précisément ça : une série que toute la famille peut regarder, et un conte de fée classique tel que Le Magicien d’Oz et Alice au pays des merveilles. 

Vous prêtez votre voix à Muthr, qu’on pourrait qualifier de mi-maman, mi-robot. Etait-ce compliqué de trouver une balance entre ces deux aspects ?

Ce n’était pas particulièrement compliqué, mais vous mettez le doigt sur un point qui a été particulièrement important pour moi, ainsi que les réalisateurs et les producteurs de la série. Quand nous avons commencé à enregistrer, j’avais une prononciation plus robotique. Puis, nous nous sommes dit que Muthr devait avoir d’avantage d’humanité dans la voix, ajouté à la gestuelle et les réactions émotionnelles d’un robot. Mais on perçoit en permanence les graines de l’amour qui sont en elle, et qui ne cherchent qu’a germer, même si elle est un robot. 

C’est un rôle très maternel, à l’image de Susan, votre personnage dans Desperate Housewives. Est-ce que le fait d’être maman vous-même a influé ces choix dans votre carrière ?

Je pense. Quand je me revois à l’époque de Desperate Housewives, j’étais effectivement une mère célibataire, comme Susan. D’ailleurs, nombreuses sont les personnes qui ont pensé que j’étais comme elle, alors que ma vie était bien moins chaotique que la sienne (rires). Et contrairement à elle, je cuisine très bien ! Mais effectivement, la maternité est une partie si importante de moi. J’aime être une mère. Donc j’aime peut-être ces rôles où le côté nourricier d’une femme se révèle. 

"Lorsque j’étais très jeune, on se moquait de ma voix très aiguë…"

Y a-t-il un côté libérateur à doubler un personnage, plutôt que de l’incarner devant la caméra ?

C’est très agréable d’aller au boulot sans être maquillée, ni coiffée (rires). On arrive en survêtements, et c’est parti ! J’aime ce côté là. En revanche, l’intensité de l’émotion, de l’histoire et des chemins où elle vous emmène reste la même. C’est peut-être même plus difficile, car on ne peut pas compenser avec les expressions du visage. Tout doit passer par la voix. C’est un travail très pointu, mais que j’aime énormément.

Au cours de votre carrière, quel rapport avez-vous eu avec votre voix ?

J’ai beaucoup travaillé avec des coachs vocaux, principalement lorsque j’ai débuté en chantant dans des cabarets. Plus récemment, j’ai joué Morticia Addams dans la comédie musicale La famille Adams. Mais, lorsque j’étais très jeune, on se moquait de ma voix très aiguë. Ce qui nous rappelle que la vie est un long chemin. A l’image du chemin d’Eva, l’héroïne de WondLa… On ne doit pas se laisser définir par un échec.

Où regarder WondLa ?

Par
Camille Sanson