Quand Daniil Medvedev n’est pas content, il ne se gêne jamais pour le faire savoir. Ce mercredi 1er novembre, le Russe était opposé à Grigor Dimitrov en 16e de finale du Rolex Paris Masters. Dans un match serré, le Bulgare de 32 ans a finalement pris l’ascendant sur le numéro 3 mondial en s’imposant en trois sets (6-3, 6-7, 7-6). La rencontre a notamment été marquée par la forte tension entre Daniil Medvedev et le public présent dans les tribunes de l’Accor Arena. Frustré par des sifflets incessants, le Russe a même parfois refusé de jouer. Ce dernier s’est également distingué en faisant des doigts d’honneur.
Présent en conférence de presse après son élimination, Daniil Medvedev est revenu sur les raisons de son agacement sur le court de Paris-Bercy : "Ce qu’il s’est passé, c’est que j’ai balancé ma raquette et j’ai été hué. Normal, je ne vois pas de problème là-dessus. Ensuite, je vais pour servir, ils applaudissent. Mais je veux servir donc ils ne devraient pas applaudir. Je sers quand même. L’arbitre parle, Grigor n’était pas prêt. OK, ça arrive. Mais je me fais siffler. Je ne voyais pas pourquoi donc je ne voulais plus jouer. Fin de l’histoire. Je me disais : « Tant qu’ils sifflent, je ne jouerai pas. » Mais le public a continué. Quand j’ai écopé d’un avertissement, je me suis dit : « Est-ce que j’ai vraiment envie d’être disqualifié et de terminer le match sur cette note ? Non. » Donc j’ai joué."
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Interrogé sur ses doigts d’honneur, Daniil Medvedev a joué la carte du sarcasme face à la presse : "Non, je n’ai pas fait ça. J’ai juste regardé mes ongles comme ça. Rien de plus. Pourquoi je ferais ça à ce beau public de Bercy ?" Par la suite, le Russe de 27 ans a fait part de son désamour pour le public parisien : "Ça n’a pas grand-chose à voir avec la France, c’est davantage lié au tournoi lui-même, à mon comportement et à celui du public. J’ai beaucoup d’amis français. Ils ne semblent pas trop apprécier ce tournoi, il y a peut-être une raison à ça. De mon côté, je joue beaucoup mieux ici sans public. C’est tout ce que je peux dire. C’est le public à Bercy, tout le monde le sait. Je peux vous dire que tout le monde n’aime pas jouer ici. Certains aiment. Moi, la seule fois que j’ai gagné, il n’y avait pas de public."
"Je n’ai pas envie de dire que c’est le pire", poursuit Daniil Medvedev, lui qui connaît bien la France pour avoir vécu plusieurs années à Antibes avant de déménager à Monaco en 2017. "Sur 60 joueurs, 30 adorent ça, 10 s’en foutent et 20 détestent. C’est partout pareil sur chaque tournoi. Pour moi, ça ne connecte pas. C’était presque le cas à chaque match, ça arrive. Je ne vais pas le cacher, il y a certains tournois où je préfère revenir qu’ici. Mais ici, j’ai joué monstrueux quand il n’y avait pas de public. J’espère que ça va tourner."
Daniil Medvedev en conférence de presse : "Non, j’ai juste vérifié un petit peu… J’ai regardé mes ongles, pas plus que ça en fait ! Pourquoi je montrerais mon doigt à l’ensemble du public ? Non, je n’ai aucune raison de le faire !"
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— Tennis Legend (@TennisLegende) November 1, 2023