Tennis : « Parfois je me laisse emporter », Corentin Moutet s’explique après son exclusion par la FFT

Publié le 4 novembre 2022 à 10:44
Abaca
Évincé de la FFT, Corentin Moutet a décidé de s’expliquer. S’il assume ne pas "être parfait", il regrette le timing de cette annonce.

C’est une nouvelle qui a surpris dans le monde du tennis. Ce 1er novembre, le grand public apprenait que Corentin Moutet était, à cause d’un comportement qui "ne correspond pas aux valeurs que la FFT veut transmettre", évincé de toutes les structures fédérales. Une décision qui fait perdre au 64ème joueur mondial ses aides financières, mais aussi son coach, Laurent Raymond. Après avoir été éliminé du Masters de Paris-Bercy, ce jeudi 3 novembre, avec une défaite contre Tsitsipas (6-3,7-6), le Français a accepté de se confier sur la sanction de la FFT. "Le plus triste dans cette décision, ce n’est pas forcément de ne plus travailler avec eux", a-t-il indiqué en préambule, selon des propos rapportés par nos confrères de RMC Sport. "Moi sur le terrain je suis tout seul. Même s’il y a plein de gens qu’on ne voit pas à la caméra comme mes entraîneurs, ma famille, mes proches, ceux qui sont là pour moi et qui font partie de ma performance. Le plus triste dans cette décision, c’est que je ne vais plus pouvoir travailler avec Laurent alors qu’on faisait un excellent travail. On avançait petit à petit", a poursuivi le tennisman. 

"Je ne suis pas parfait mais personne n’est parfait. J’ai certains défauts qu’ils n’apprécient pas, c’est leur choix. S’ils veulent me soutenir, ils me soutiennent, sinon moi je ferais avec les personnes qui croient en moi. Je vais continuer à faire tout ce que je peux", a continué Corentin Moutet, régulièrement impliqué dans des événements extra-sportifs, comme lors de son altercation avec Andreev en septembre dernier. Le 64ème joueur mondial regrette toutefois l’annonce faite "deux jours avant Bercy". "Je ne m’y attendais pas parce qu’ils étaient dans mon box quand j’étais en huitièmes de finale à l’US Open, ils étaient souvent là auprès de moi. C’est un peu inattendu. Je suis expressif au niveau du comportement, parfois je me laisse emporter par mes émotions. Mais comme on l’a vu mercredi (avec sa victoire à Paris-Bercy contre Cameron Norrie, ndlr), je peux gagner des matchs très difficiles et puiser dans mes retranchements. On n’est pas 1.000 à savoir le faire", a conclu le joueur de 23 ans. 

L.C

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