Serena Williams se confie sur ses problèmes de santé après son accouchement : “J’avais l’impression de mourir”

Publié le 8 avril 2022 à 10:12
ABACA
En 2017, Serena Williams a donné naissance à sa fille Olympia. L’Américaine a raconté les lourdes difficultés qu’elle a connu pendant et après sa grossesse.

Serena Williams se confie à cœur ouvert sur la naissance de sa fille Olympia. En 2017, la championne de tennis, alors âgé de 35 ans, attend un enfant avec son fiancé Alexis Ohanien. Dans un article écris par ses propres soins dans le magazine Elle, l’Américaine est revenue sur les périodes difficiles de sa grossesse : "J’étais très nerveuse à l’idée de rencontrer mon bébé. Pendant ma grossesse, je n’ai jamais senti de lien avec elle (Olympia). Bien que j’aie adoré être enceinte, je ne me suis jamais dit ‘oh mon dieu, c’est mon bébé’. C’est quelque chose dont les gens ne parlent pas, habituellement, car nous sommes censées aimer notre enfant dès ses premières secondes." Une fois sa fille venue au monde, Serena Williams est passée outre ses appréhensions : "Quand je l’ai finalement vue (…) je l’ai tout de suite aimée. Ce n’était pas instantané, mais c’était là."

Après son accouchement par césarienne, Serena Williams a eu de graves problèmes de santé. L’Américaine révèle qu’elle a dû insister auprès des médecins pour passer des tests : "Je ne toussais pas pour rien, je toussais parce que j’avais une embolie, un caillot dans une de mes artères. Les médecins allaient également découvrir un hématome, une accumulation de sang en dehors des vaisseaux sanguins, dans mon abdomen, puis encore plus de caillots qu’il fallait empêcher de se déplacer vers mes poumons."

Face aux complications, la femme aux 23 titres en Grands Chelem a dû subir de nombreuses opérations : "Pour moi, ce n’était qu’un brouillard d’interventions chirurgicales, l’une après l’autre. Mon mari était parti pour aller chercher de la nourriture et prendre une douche à la maison, sauf qu’à chaque fois qu’il essayait de partir, je me retrouvais de nouveau dans la salle d’opération. J’ai dû en subir une deuxième, et avant qu’il puisse rentrer à la maison, il a dû revenir tout de suite."

L’ex-numéro 1 mondial avoue alors avoir eu peur pour sa vie : "Quand je me suis réveillée après l’opération, dans la chambre d’hôpital avec mes parents et mes beaux‐parents, j’avais l’impression de mourir. Ils essayaient de me parler, et tout ce que je pouvais penser, c’était : ‘Je suis en train de mourir, je suis en train de mourir. Oh mon Dieu.’ J’ai vraiment cru que j’allais m’évanouir. J’ai réussi à me lever, et je suis allée dans l’autre pièce parce que je ne voulais pas que ma mère s’inquiète. Je ne voulais pas qu’elle m’entende, c’est la plus anxieuse du monde." Dans la suite de son article pour Elle, Serena Williams alerte également sur le fait "qu’aux États-Unis, les femmes noires ont près de trois fois plus de risques de mourir pendant ou après l’accouchement que leurs homologues blanches" et que "nombre de ces décès sont considérés par les experts comme évitables. Le fait d’être entendue et traitée de manière appropriée a fait la différence entre la vie et la mort pour moi. Je sais que ces statistiques seraient différentes si le corps médical écoutait l’expérience de chaque femme noire."

Benoît Lesueur

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