C’est tout en philosophie que Daniil Medvedev s’est confié ce jeudi 26 mai. Pour son deuxième match à Roland-Garros, le Russe s’est logiquement imposé contre le Serbe Laslo Djere (6-3, 6-4, 6-3). Après la rencontre, le numéro 2 mondial a pris place face aux médias pour la traditionnelle conférence de presse d’après-match. L’occasion pour Daniil Medvedev d’évoquer à cœur ouvert son rapport à la peur.
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"La peur, c’est l’une des émotions les plus difficiles à vivre dans nos vies. Parce qu’on fait beaucoup d’erreurs dans nos vies, lorsqu’on a peur de quelque chose. Voilà ce que j’en pense", débute ainsi Daniil Medvedev, avant de faire un parallèle avec son arachnophobie : "C’est vrai, je peux avoir un peu peur des araignées. Mais j’avais beaucoup plus peur des araignées quand j’avais 10 ou 12 ans. Quand on grandit, après, on fait face à ses propres craintes. Je n’ai jamais vu de tarentule, en tout cas. Si je voyais une tarentule, j’aurais peut‐être la trouille ! En tout cas, je n’ai plus peur des petites araignées."
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Si Daniil Medvedev était effrayé à la vue d’une araignée plus jeune, l’homme de 26 ans fait aujourd’hui face à sa gestion de la peur dans le monde du tennis : "La crainte, c’est ce que l’on peut sentir tous les jours au tennis. On a peur de perdre, parfois on a peur de ce que les gens vont penser de soi.(…) En tout cas, quel que soit le sport, plus on est visible, plus on peut faire face à ces situations. J’essaye d’y travailler." Grâce à un travail opéré sur lui-même, Daniil Medvedev assure savoir gérer ses appréhensions désormais : "Si je fais une erreur, je n’ai pas peur de la refaire, mais j’essaye de ne pas la répéter. Franchement, il n’y a plus grand‐chose qui m’effraye dans la vie aujourd’hui." Pour son troisième tour à Roland-Garros, le numéro 2 mondial sera de nouveau opposé à un Serbe, Miomir Kecmanovic ce samedi 28 mai. Une rencontre que Daniil Medvedev devrait donc aborder sans crainte.
Benoît Lesueur