AMÉLIE MAURESMO
Guy Forget parti (il est consultant pour Prime Video durant cette quinzaine), Amélie Mauresmo est la nouvelle directrice de Roland- Garros : « Depuis toute petite, ce tournoi m’a fait rêver. Il a créé une vocation chez moi. » Cette nomination en fait la toute première femme à la tête de l’un des quatre tournois du Grand Chelem. Une femme de conviction : « Je veux pouvoir agir sur le remplissage du stade (beaucoup de joueurs se plaignent de loges vides, surtout à l’heure du déjeuner, ndlr), également sur l’aspect responsable et solidaire du tournoi. Notamment au niveau du sport santé et de l’environnement. On veut aussi refaire rêver les enfants. Après le Covid, il faut remettre des étoiles dans leurs yeux. »
CARLOS ALCARAZ, le nouveau génie espagnol
À 19 ans, le gamin de Murcie, en Espagne, attire tous les regards et fait penser à Rafael Nadal jeune, tant par son physique que par sa détermination sur le court. Début avril, il a déjà rejoint son idole en devenant, à Miami, l’un des trois plus jeunes vainqueurs d’un Masters 1000, catégorie juste inférieure à celle des tournois du Grand Chelem. Il a même confirmé le 8 mai à Madrid. Toni Nadal, oncle de « Rafa », ne s’y trompe pas : « Carlos a la tête suffisamment bien faite pour supporter la pression, les compliments et les attentes que son tennis engendre. » Olé !
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LES PAPYS font de la résistance
Malgré la montée en puissance de la jeune garde (Carlos Alcaraz, Jannik Sinner, Stéfanos Tsitsipás, Andrey Rublev, Daniil Medvedev…), Rafael Nadal (35 ans) et Novak Djokovic (35 ans, le 22 mai) n’ont pas l’intention de baisser les bras. Le premier, battu l’an dernier par le Serbe en demi-finale, espère reprendre sa couronne. Le second, lui, compte bien égaler le record de victoires en Grand Chelem (21) de l’Espagnol. Quant au Suisse Roger Federer (40 ans), il poursuit sa rééducation du genou.
JO-WILFRIED TSONGA, la der des der
C’est son quinzième et dernier Roland-Garros. À 37 ans, Tsonga prendra sa retraite après le tournoi. « Mon corps me dit stop », constate le Manceau. Ce qui ne l’empêche pas d’espérer vivre « encore un dernier frisson », dans un stade où il a connu quelques-unes de ses plus belles émotions, atteignant les demi-finales en 2013 et en 2015.
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GAËL MONFILS, au nom de sa femme
La présence de la joueuse ukrainienne Elina Svitolina est incertaine, car elle est épuisée par des douleurs récurrentes au dos et dévastée par ce qui se passe dans son pays. Un doute entretenu par les propos de son mari, Gaël Monfils : « J’essaie de la soutenir, j’essaie de la porter. » De cette situation, l’imprévisible champion de 35 ans serait bien capable d’en tirer parti pour faire des étincelles cette année. Et redonner ainsi le sourire à son épouse.
Frédéric Lohézic