À seulement 18 ans, Cori Gauff, surnommée "Coco", s’est qualifiée pour la finale de Roland-Garros après sa victoire contre l’Italienne Martina Trevisan (6-3, 6-1) en seulement 1 heure et 28 minutes de jeu. C’est la première fois de sa carrière que l’Américaine se hisse en finale d’un tournoi du Grand Chelem. Ce samedi 4 juin, Coco Gauff fera ainsi face à la grande favorite de cette édition, Iga Swiatek. La numéro 1 mondiale a déjà remporté Roland-Garros en 2020.
En plus de briller sur le terrain, Coco Gauff s’illustre également en dehors des courts. Après sa victoire de jeudi contre Martina Trevisan, l’Américaine a fait passer un message lors de la traditionnelle dédicace sur la caméra en écrivant : "Peace, end gun violence", à savoir "Paix, mettons fin à la violence par armes à feu". Les États-Unis sont en effet frappés par de nombreuses tueries ces derniers temps, dont la fusillade survenue dans une école à Uvalde au Texas, qui a fait 21 morts dont 19 enfants. Mercredi 1er juin, une autre fusillade a eu lieu dans un hôpital de Tulsa dans l’Oklahoma, où un homme a tué quatre personnes avant de se suicider.
En conférence de presse d’après-match, Coco Gauff s’est confiée sur son message contre les armes à feu en partageant son expérience personnelle : "Je sais que le monde entier regarde. C’est sans doute un problème dans d’autres endroits du monde, mais particulièrement aux Etats-Unis. C’est un problème qui dure depuis des années et maintenant on en parle de plus en plus. Mais pour moi cela fait longtemps. Je me suis souviens de Parkland, avoir regardé tout ça de si près, avoir des amis qui ont traversé ces épreuves. Ils ont eu la chance de s’en tirer. Tout ça est fou. Je devais avoir 13 ou 14 ans à l’époque, mais aujourd’hui rien n’a changé." En 2018, un ancien élève a tué 17 personnes dans un lycée de Parkland en Floride.
Coco Gauff assure alors qu’elle compte mettre sa notoriété au profit de causes qui dépassent le cadre du tennis : "Depuis que je suis petite, mon père m’a dit que je pouvais changer le monde avec ma raquette. Il ne disait pas ça en ne pensant qu’au tennis. Il pensait à parler de ces sujets-là. La première chose qu’il m’a dite en sortant du court, c’est qu’il était fier de moi et qu’il adorait ce que j’avais écrit sur la caméra."
Benoît Lesueur