Novak Djokovic revient de loin. Le 29 janvier dernier, le joueur de 35 ans a remporté le 10e Open d’Australie de sa carrière. Opposé à Stéfanos Tsitsipas en finale, le "Djoker" n’a eu besoin que de trois sets pour s’imposer contre le Grec (6-3, 7-6, 7-6). Tout au long du tournoi, qu’il a qui plus est joué blessé, Novak Djokovic a imposé son jeu, en ne perdant sur l’ensemble du Grand Chelem qu’un seul et unique set contre le Français Enzo Couacaud.
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Une victoire flamboyante qui contraste fortement avec le précédent voyage de Novak Djokovic en Australie en 2022. En pleine pandémie, le Serbe avait fini par être exclu du territoire australien pour son refus de se faire vacciner contre le Covid-19. Dans son podcast Advantage Connors diffusé le 3 février dernier, Jimmy Connors, ancien numéro 1 mondial réputé pour son franc-parler, est revenu sur le parcours de Novak Djokovic, qu’il qualifie comme étant un "putain de grand joueur" : "Le gars a défendu ses convictions, à tort ou à raison, certaines personnes vont dire qu’il faut aller à gauche, d’autres vont rester à droite ? Mais il a défendu ses convictions et il était prêt à s’y tenir, au point d’être mis au ban du jeu. C’est brutal."
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Cette sensation d’exclusion, Jimmy Connors l’a lui aussi vécu au cours de sa carrière. En 1974, juste avant Roland-Garros, l’Américain avait pris part à un lucratif tournoi d’exhibition, ce qui avait mis en rogne Philippe Chatrier, le président de la Fédération française de tennis de l’époque. Vexé, ce dernier avait alors décidé de ne pas autoriser Jimmy Connors à participer au Grand Chelem français. "Je peux m’identifier à ce que Novak Djokovic a vécu, j’ai moi-même été ostracisé, à Roland-Garros, on m’a empêché de jouer certains tournois, des choses comme ça", raconte Jimmy Connors, avant d’adresser un énorme tacle aux nouveaux admirateurs opportuns de Novak Djokovic : "Et alors, vas-y, joue tes matches quand c’est la seule façon d’obtenir réparation. Et je déteste dire ça parce que ça donne l’impression que je suis en colère, mais je ne suis pas en colère. Je sais juste combien de ces personnes qui l’ont critiqué l’année dernière lui lèchent le cul aujourd’hui. Tous."
N.O