Novak Djokovic fait une grosse confidence en plein Open d’Australie : « C’est l’aspect qui me pose le plus de problèmes aujourd’hui »

Publié le 22 janvier 2024 à 16:17
ABACA
Au sortir de sa victoire contre le Français Adrian Mannarino en huitièmes de finale de l'Open d'Australie, Novak Djokovic s'est livré sur son état d'esprit, lui qui approche peu à peu de la fin de sa carrière...

C’est un Novak Djokovic impérial qu’a affronté Adrian Mannarino ce dimanche 21 janvier sur la Rod Laver Arena, en huitièmes de finale de l’Open d’Australie. En à peine 1h44 de jeu, le Serbe a imposé sa domination face au Français en l’écrasant nettement en trois sets (6-0, 6-0, 6-3). Face à la presse, le joueur classé 19e au classement ATP est revenu avec le sourire sur sa défaite, lui qui a célébré ironiquement son premier jeu gagné face au "Djoker" : "Honnêtement, si j’avais pris trois bulles, ça ne m’aurait pas affecté plus que ça. Ça aurait juste fait beaucoup parler les gens. Quand j’ai marqué mon premier jeu, avec tout le public qui hurlait comme ça, je ne pouvais pas rester de marbre. Dans ces cas-là, tu te mets à sourire et tu te libères car tu te dis que ça ne peut pas être pire !"

De son côté, Novak Djokovic poursuit sa route à Melbourne, où il vise son 11e sacre à l’Open d’Australie. Le numéro 1 mondial a tout de même salué la performance d’Adrian Mannarino face aux médias : "Adrian est toujours un adversaire délicat, c’est un joueur pas comme les autres. Avec lui, c’est un peu le jeu du chat et de la souris. Il a du talent, un très bon toucher, et vous met dans des situations très inconfortables sur le court, en vous faisant travailler. Mais je m’étais très bien préparé à ça et j’ai exécuté mon plan à la perfection."

Par la suite, Novak Djokovic s’est confié à cœur ouvert sur rapport au tennis, tandis qu’il fêtera ses 37 ans le 22 mai prochain. Le Serbe avoue avoir revu ses priorités dernièrement et ne cache pas vouloir se consacrer davantage à sa vie personnelle : "Gagner des tournois majeurs, battre des records et être au sommet de son art est toujours un objectif. Il y a aussi l’amour du jeu. Je suis très passionné. Je mets beaucoup d’énergie et d’enthousiasme lors des semaines d’entraînement pour essayer de me préparer à affronter les meilleurs joueurs de tennis du monde. Mais le fait d’être séparé de ma famille me fait de plus en plus mal. C’est l’aspect qui me pose le plus de problèmes aujourd’hui."

"J’essaie de construire un calendrier qui me convient", poursuit Novak Djokovic, qui n’évoque en revanche pas une possible retraite pour le moment. "Je pense que j’ai gagné le droit de choisir le type de tournois que je veux jouer. Les tournois du Grand Chelem sont les plus importants, les piliers. J’aime l’émotion de faire face à une balle de break, ce genre d’émotions réveille toujours quelque chose de très profond. J’essaie de ne pas prendre ces moments pour acquis parce que je ne sais pas combien de temps ils vont durer. Cela dépend de différentes choses. Mais je suis toujours là, je m’amuse toujours."

Par
Benoît Lesueur