« Ils te disent qu’ils vont tuer ta famille » : Bonzi dénonce le harcèlement de parieurs déçus dans le tennis

Publié le 31 octobre 2022 à 16:58
Abaca
Le tennisman français Benjamin Bonzi a dénoncé, dans les colonnes de La Provence, le harcèlement subi par des parieurs mécontents.

Si la plupart des parieurs se contentent de passer à autre chose lorsqu’ils perdent leurs mises, certains font preuve de plus d’agressivité. C’est en effet un phénomène qu’a tenu à dénoncer le tennisman Benjamin Bonzi, 62e mondial et numéro 4 français à l’ATP. Dans une interview accordée à nos confrères de La Provence, le jeune sportif s’étonne de recevoir aussi régulièrement des messages insultants et des menaces. "Je ne comprends pas comment la bêtise humaine peut aller aussi loin", déplore-t-il en préambule. Il assure recevoir sur les messageries des réseaux sociaux, particulièrement sur Instagram, "dix, vingt, trente, jusqu’à cinquante" messages haineux. 

"Ça arrive aussi d’en recevoir quand je gagne parce que j’ai fait perdre le pari du mec", déplore-t-il dans des propos rapportés par nos confrères de RMC Sport. Le tennisman de 26 ans s’est également remémoré les débuts de son harcèlement numérique. "C’était un ‘Future’ (troisième niveau du circuit professionnel, Ndlr) sur lequel j’avais gagné mon premier point, en 2014. J’étais âgé de 17, 18 ans. Sur le moment, tu le prends un peu pour une attaque personnelle, gratuite. J’ai assez vite compris qu’il fallait faire avec. Et puis, plus tu as de la visibilité, plus tu fais des gros matchs, plus ça s’intensifie", se désole-t-il. 

Benjamin Bonzi affirme recevoir ces messages via des comptes, généralement anonymes, en français, anglais ou espagnol, de parieurs ulcérés d’avoir perdu une mise. "On me souhaite de me casser les jambes, de ne plus jamais jouer", continue Bonzi. "Ils te disent qu’ils vont te retrouver, tuer ta famille. Certains ne font même pas l’effort d’écrire un truc que tu vas comprendre, mais tu sais bien que ce sont des insultes", conclut le 62ème joueur mondial. Un phénomène qui ne touche malheureusement pas uniquement le tennis mais bel et bien la plupart des sportifs de haut-niveau. 

L.C

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