« C’est quelque chose qui me trotte dans la tête » : Jeune retraité, Jo-Wilfried Tsonga a déjà une idée de reconversion

Publié le 8 décembre 2022 à 13:44
Zabulon Laurent/ABACA
Le 24 mai dernier, Jo-Wilfried Tsonga mettait un terme à sa carrière de joueur de tennis professionnel après un dernier match sensationnel sur la terre battue de Roland-Garros. Le Français est revenu sur ses premiers mois de jeune retraité...

C’est en larmes que Jo-Wilfried Tsonga avait fait ses adieux au tennis. Le 24 mai dernier, le Manceau disputait l’ultime match de sa longue carrière au premier tour du tournoi de Roland-Garros. Opposé à Casper Ruud, Tsonga avait livré une belle bataille en remportant notamment le premier set de la rencontre. Malheureusement, l’ex-numéro 1 français s’était blessé à l’épaule en fin de match et s’était finalement incliné en quatre sets (6-7, 7-6, 6-2, 7-6). Lors d’un discours émouvant qui a suivi son élimination synonyme de la fin de sa carrière, Jo-Wilfried Tsonga avait déclaré : "Je suis maintenant devant vous sans ma raquette qui aura été ma meilleure amie pendant 30 ans. Devenir papa a rebattu les cartes de ma vie. Ma famille redevient ma priorité et j’espère que le monde s’apaisera comme je suis apaisé aujourd’hui. Merci Roland-Garros, merci Monsieur Tennis, je t’aime."

Présent à Tignes à l’occasion d’un événement organisé par "Les Étoiles du sport", Jo-Wilfried Tsonga est revenu sur ses premiers mois de jeune retraité à l’occasion d’un entretien face à la presse. L’homme de 37 ans ne cache pas avoir eu du mal à accepter sa nouvelle vie : "Les premiers mois ont été un peu difficiles, on se sent un peu vide", confie l’ancien joueur dans des propos rapportés par Eurosport. "J’ai été habitué à avoir des objectifs quotidiens, à court et long terme, et tout à coup, il n’y a plus tout ça. Toute la routine qu’on a mise en place disparaît également. Le tennis occupait 100% de mon temps. On vivait tennis, on mangeait tennis, on dormait tennis… La totalité de mon temps était dédiée à ça et tout à coup, c’est vide. Il n’y a plus rien, il n’y a plus les ambiances, les stades chauffés à blanc. C’est vrai que ça a été un peu dur les deux premiers mois, mais désormais ça va. Je suis bien entouré avec ma famille."

"Ce qui me manque le plus, ce sont les ambiances", poursuit Jo-Wilfried Tsonga, qui entretenait une relation particulière avec le public : "Je suis allé à Bercy, ça faisait longtemps que je n’y étais pas allé. La seule chose où je me suis dit que j’aimerais revivre ça, c’est vraiment l’ambiance, l’entrée sur le terrain avec le public, l’échange avec le public après un gros point. Ça, c’est vraiment quelque chose qui me manque et qui me manquera toute ma vie sauf si je fais tout d’un coup un autre métier artistique. Le reste, je m’en passe avec grand plaisir." S’il continue toujours à jouer au tennis, "Jo-Wil" a également d’autres occupations, et pas des moindres : "Dans un premier temps, je souhaite passer du temps avec mes enfants, vraiment. Parce que même s’ils voyageaient avec moi, je n’étais pas toujours disponible. Faire des choses comme j’ai fait avec Martin Fourcade où on est parti sur les pistes pendant trois heures. Il m’a fait découvrir toute la chaîne des Alpes, c’était un moment privilégié, c’était extraordinaire. Je joue au padel, je rejoue aussi dans le club de foot de mon village."

Lorsqu’on lui demande de citer les plus beaux moments de sa carrière, Jo-Wilfried Tsonga réplique : "Il y a en a plein, je pourrais écrire un livre ou plusieurs", avant de révéler qu’il réfléchirait sérieusement à devenir auteur : "C’est d’ailleurs quelque chose qui me trotte dans la tête. Pourquoi ne pas écrire pour raconter au grand public les anecdotes que je n’ai pas pu raconter quand j’étais joueur. J’avais peur de voir comment ça allait être perçu. Maintenant, je peux dire ce que je veux et délivrer l’expérience comme elle l’était vraiment."

N.O

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