« Ça me permet de savoir qui sont mes vrais amis » : Jannik Sinner règle ses comptes à l’US Open après son affaire de dopage

Publié le 30 août 2024 à 13:15
Dubreuil Corinne/ABACA
Après avoir suscité la polémique pour avoir été blanchi malgré deux contrôles anti-dopage positifs, Jannik Sinner tente de se faire une belle image à l'US Open. Le numéro 1 mondial reste serein malgré la controverse.

Jannik Sinner poursuit son chemin à l’ US Open. Opposé à l’Américain Alex Michelsen au deuxième tour du Grand Chelem new-yorkais, l’Italien s’est tranquillement imposé en trois sets (6-4, 6-0, 6-2). Une victoire rassurante pour le numéro 1 mondial, qui sort de plusieurs jours d’intenses polémiques. La raison ? Un communiqué de l’Agence internationale pour l’intégrité du tennis publié le 20 août dernier révélant que Jannik Sinner avait été innocenté par un tribunal indépendant après avoir été testé positif à deux reprises à une substance interdite lors d’un contrôle réalisé en mars dernier. Selon l’instance, le joueur aujourd’hui âgé de 23 ans n’a "commis aucune faute ni négligence". Le clostébol, ce produit anabolisant auquel Sinner fut contrôlé positif à deux reprises, peut en temps normal entraîner jusqu’à quatre années de suspension.

Jannik Sinner fait une mise au point à l’US Open

Présent en conférence de presse ce jeudi 29 août à la suite de sa qualification pour le troisième tour de l’US Open, Jannik Sinner a fait le point sur son état d’esprit à la suite de son affaire de dopage : "Je pense que la période m’a fait grandir, indépendamment de la façon dont se sont déroulées les choses, ce qui pourra m’aider dans le futur." Tandis que plusieurs joueurs du circuit ont publiquement affiché leur désarroi sur cette polémique, comme Nick Kyrgios, Jannik Sinner a répondu sans détour à ses détracteurs : "Ça me permet de savoir qui sont mes vrais amis." L’Italien s’est même directement adressé à l’Australien en lui proposant de régler ses comptes : "Je ne veux pas répondre à ce que Kyrgios a dit sur moi. Tout le monde est libre de dire tout ce qu’il veut, donc ce n’est pas grave. Et s’il devait m’interviewer sur le court ? Ce serait certainement différent, mais je ne sais pas. Je ne sais pas quoi dire. Peut‐être que si je dis quelque chose maintenant, la réaction sera différente parce que vous vivez dans l’instant présent. Mais non, je suis toujours très détendu. Je suis quelqu’un qui oublie vite quelque chose. Comme je l’ai dit, tout le monde est libre de tout dire, alors c’est comme ça."

Par
Benoît Lesueur