Voilà une sortie qui devrait faire beaucoup de bruit à l’UFC. Mercredi dernier, Marlon Vera, star de la catégorie bantamweight (les poids coqs, ndlr), était invité du podcast Raw Talk de l’influenceur fitness Bradley Martin’s. À cette occasion, le combattant de 30 ans a été interrogé sur la question du dopage dans son sport, alors que de nombreuses suspicions de triche ont lieu envers certains athlètes de l’organisation. Sans détour, l’homme originaire de l’Équateur s’est lâché pour exprimer sa colère sur ce sujet épineux : "Quand les gens trichent, ils se dopent pour être plus rapides. En compétition, si vous voulez être un putain de bonhomme, soyez un bonhomme ! Je pense qu’il y a beaucoup de gens qui en prennent parce que c’est si facile de battre l’USADA (agence américaine antidopage, ndlr). Vous avez besoin de 20 000 dollars. On appelle un bon docteur, et boum."
À lire également
Par la suite, Marlon Vera a expliqué comment les combattants pouvaient éviter sans difficultés les contrôles de l’USADA pour passer entre les mailles du filet : "Un bon médecin te fournira de bons produits. Il te dira comment nettoyer les preuves. L’USADA ne vient que de 6 heures du matin à 6 heures du soir." L’Équatorien a alors appelé les instances à revoir leur organisation afin de mieux contrôler les athlètes : "J’aimerais que l’USADA frappe au hasard à notre porte, à 4 heures du matin, à 10 heures du soir… Vu qu’ils n’ont que cette fenêtre, je peux aller dans des putains de montagnes en Équateur et leur dire que je suis en train de chasser. Je peux prendre de l’EPO et tout le reste. Et quand je reviens, je n’ai plus rien en moi." De son côté, Marlon Vera assure n’avoir jamais eu recours au moindre produit dopant dans sa carrière : "Je préfère mourir avant de tricher." Actuellement à la 6e place du classement de la catégorie des combattants bantamweight, Marlon Vera pourrait prochainement avoir sa chance pour la ceinture, puisqu’un combat contre le champion en titre Sean O’Malley serait dans les tuyaux.