On imagine que ce documentaire a dû demander un travail fastidieux…
Éric Bayle : J’ai visionné toutes nos émissions des trente dernières années : Jour de rugby, Canal Rugby Club, et les reportages d’avant-matchs. Plus de 500 rencontres, dont les images non diffusées. D’où celles de Damian Penaud (international et récent champion d’Europe avec Bordeaux, ndlr), sur les genoux de son père, Alain (lui-même sacré en Europe avec Brive, en 1997). Il y a aussi ce moment entre Thierry Gilardi, Émile Ntamack et moi, où l’on évoque la naissance de Romain Ntamack, 24 heures plus tôt…
En quoi le professionnalisme a-t-il bouleversé le Championnat de France de rugby ?
Autrefois, on n’en voyait quasiment rien, à part la finale. Aujourd’hui, sur les chaînes Canal, on a quinze matchs en direct, chaque week-end, entre le Top 14 et la Pro D2. Le professionnalisme a eu une incidence sur les joueurs, le jeu, l’accueil dans les stades et pour l’amateur de rugby, qui voit désormais son sport en permanence à l’antenne. Les audiences n’arrêtent pas de progresser : +10 % cette année.
La veille de la diffusion du doc, vous commenterez la finale du Top 14. Toujours avec autant d’émotion ?
Quand on est né, comme moi, dans le sérail du rugby, à Bayonne, je ne vois pas plus beau trophée sportif que le Bouclier de Brennus. À chaque finale, j’ai les poils qui se dressent et la gorge qui se noue.
L’Odyssée du Top 14, dimanche 29 juin à 21h00 sur Canal+