« On ne peut pas baisser les bras » : Vincent Niclo alerte sur l’importance de soutenir le Sidaction

Publié le 25 mars 2022 à 10:23
Thomas BRAUT
Alors que le week-end du Sidaction 2022 débute ce vendredi 25 mars, Vincent Niclo sera le maître de cérémonie d'une soirée spéciale, diffusée le samedi 26 mars sur France 2. Le chanteur s'est confié à Télé 7 Jours sur l'importance de continuer à soutenir la recherche et à sensibiliser sur le combat contre un virus qui touche toutes les tranches d'âges.

Trois jours pour se mobiliser et soutenir la recherche. Ce vendredi 25 mars, le Sidaction débute et se déroulera jusqu’au dimanche 27 mars. Pendant ce week-end, les Français seront appelés à soutenir la recherche, les associations ou les personnes touchées par le sida en réalisant des dons, notamment via le 110 ou la plateforme dédiée.

Si le combat contre le VIH a pu être masqué par la crise sanitaire lors des deux dernières années ou plus récemment par la place qu’occupe malheureusement le conflit entre l’Ukraine et la Russie, il est loin d’être terminé. Surtout, il nous concerne tous, peu importe nos tranches d’âge. En France, 14 % des nouvelles découvertes de séropositivité concernent les jeunes de moins de 25 ans, tandis 22 % de ceux qui ont découvert leur séropositivité en France, ont plus de 50 ans. Le Sidaction alerte également sur une tendance observée lors des derniers mois : les dépistages ont chuté de 14% depuis le début de la crise sanitaire, engendrant un retard dans la mise sous traitement des personnes et faisant courir un risque pour leur santé et une d’augmentation des nouvelles infections. Comme chaque année, les artistes se mobilisent afin de soutenir l’association et de sensibiliser le grand public à l’importance de continuer à aider la recherche.

Ce samedi 26 mars, France 2 diffuse l’émission spéciale "40 ans de chansons de Céline Dion : les stars chantent pour le Sidaction". Lors de cette soirée, Vincent Niclo tiendra le rôle de maître de cérémonie et accueillera sur la scène du Dôme de Paris plusieurs générations d’artistes, venue reprendre le répertoire de star internationale. Le chanteur s’est confié à Télé 7 Jours sur l’importance de cette soirée pour le Sidaction, mais aussi sur son lien particulier avec Céline Dion.

Pourquoi cette soirée est importante pour soutenir le Sidaction ?

Il y a un combat à mener. C’est une guerre que nous n’avons pas encore gagné, il n’y a toujours pas de vaccin même si l’année prochaine il va y avoir des résultats de tests. Il s’agit d’un réel espoir, mais nous ne pouvons pas avoir de certitudes. Le nerf de la guerre c’est la recherche, il faut motiver au maximum les Français à réaliser des dons. Ce spectacle diffusé sur France 2 est fait pour ça : inciter les téléspectateurs à faire le 110.

Comme les autres personnalités présentes, vous mettez votre notoriété au service de cette cause…

Je trouve que c’est inhérent au métier d’artiste. Nous avons la chance d’être dans la lumière, on peut passer des messages. Peut-être que l’on a un public, qui va nous écouter un petit peu plus. C’est pour ça que ce soir nous avons toutes les générations qui sont représentées. Chacun y va de sa personne pour motiver et essayer de faire monter les compteurs.

Est-ce plus difficile de sensibiliser les gens au combat contre le Sida que pour d’autres causes ?

Vous savez, nous avons actuellement la guerre aux portes de l’Europe. On sort aussi de deux ans de Covid, on se dit peut-être que le Sidaction va être mal perçu en ces temps très difficiles. Il faut aussi dire que la situation économique de manière générale en France n’est pas très bonne. On sollicite beaucoup le public, c’est plus compliqué d’avoir des dons mais ce n’est pas pour autant qu’il faut baisser les bras. On ne peut pas s’arrêter là, nous ne sommes pas loin d’avoir un vaccin. On doit continuer à se battre.

Côté musique, la soirée met en avant le répertoire de Céline Dion : quel titre allez-vous interpréter ?

J’ai choisi "All by myself". Ce n’est pas la plus simple c’est sûr, mais cette chanson a été un tournant dans ma vie, un vrai porte-bonheur. J’avais eu l’occasion de la chanter en 2012, devant Céline. L’instant de la fameuse note, devant 5 millions de téléspectateurs, on m’en parle encore aujourd’hui. Ça a été un moment charnière. Suite à ça, Céline et René, qui était encore en vie, ont pensé à moi pour faire sa première partie un an plus tard. On m’aurait dit ça deux ans avant, j’aurais éclaté de rire. Céline a été très bienveillante avec moi tout au long de mon parcours, j’ai envie de lui rendre en interprétant ce titre ce soir.

Malgré l’expérience, il y a-t-il toujours une petite pression au moment de reprendre ce morceau ?

Bien évidemment, il faut dire que c’est le titre casse-gueule par excellence ! (rires) Mais c’est un peu comme faire un saut périlleux, on ne sait jamais vraiment si la note va passer. Même Céline le dit, on peut se planter. Mais ça fait partie de l’exercice et c’est ce qui fait la magie de cette chanson.

40 ans de chansons de Céline Dion : les stars chantent pour le Sidaction, ce samedi 26 mars à partir de 21h10 sur France 2

Propos recueillis par Aurélien Gaucher

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