C’est un sujet qui tient grandement à cœur à Michel Cymes. Nommé ambassadeur santé des Jeux olympiques de Paris 2024 par Tony Estanguet, président du comité d’organisation des JO, le médecin le plus célèbre de France profite de sa mission pour lutter contre la sédentarité, un thème qu’il a notamment déjà abordé à plusieurs reprises dans ses livres : "Tony Estanguet m’a demandé dès le début de travailler sur l’héritage, sur ce que les Jeux olympiques pourraient apporter à la France en matière de lutte contre la sédentarité et de l’inactivité physique", explique ainsi Michel Cymes face à Bruno Guillon dans l’émission Le Bon Dimanche Show diffusée le 10 décembre sur RTL.
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Par la suite, Michel Cymes a partagé un constat alarmant sur l’état actuel de la France du point de vue de la santé de sa population : "Nous sommes dans un pays, qui sur le plan sanitaire, est catastrophique. Je vais vous donner un seul chiffre qui est marquant à chaque fois. L’Organisation mondiale de la santé a fait une étude sur l’activité physique des enfants et des adolescents dans 145 pays, nous sommes 119e… C’est un truc de fou ! On n’est pas un pays en voie de développement. On est derrière le Bangladesh, le Mali… Probablement parce que là-bas, ils n’ont pas d’écrans, que les gamins pour aller à l’école, ils marchent… Mais on est 119e sur 145 pays ! Pour 80% des enfants, le seul sport pratiqué est à l’école."
"Les gamins prennent du poids, l’obésité devient un vrai problème", poursuit Michel Cymes, qui espère que les Jeux permettront aux Français de changer leurs mauvaises habitudes quotidiennes. "On trouve des diabètes de type 2, qu’on appelait le diabète de la maturité quand je faisais mes études, le diabète gras, qui ne touchait que les hommes dans la soixantaine lorsqu’ils avaient un peu de bide. Aujourd’hui, on trouve ce diabète chez les enfants ! Ça n’existait pas à mon époque ! On est dans un pays sédentaire, c’est-à-dire qu’on reste assis toute la journée. Inactif, on ne fait pas les 30 minutes d’activité physique quotidienne. C’est ça qu’on m’a demandé de faire passer comme message. Pas tout seul, moi je suis la vitrine d’un collectif qui s’appelle « Pour une France en forme », avec les plus grands noms du sport-santé français. On va continuer à se battre pour que la France devienne un pays sportif si on peut, mais surtout un pays qui bouge, qui ne soit pas sédentaire, qui ne soit pas inactif."