La pilule a encore du mal à passer pour Vincent Collet. Dimanche dernier, l’équipe de France s’est inclinée en finale de l’EuroBasket contre l’Espagne (88-76). Dans une forme étincelante, la "Roja" a complètement éteint les Bleus, qui n’ont jamais réussi à prendre les devants contre leur rival historique. Présent en conférence de presse ce lundi 19 septembre au lendemain de la défaite de la France, Vincent Collet n’a pu que reconnaître la supériorité indiscutable des Espagnols : "Malheureusement, on n’a pas très bien négocié ce match face à une équipe qui l’a magnifiquement réussi. Dans un match, il y a deux équipes. On pense souvent à soi, un peu moins aux adversaires… Mais il faut reconnaître que l’Espagne a été exceptionnelle, elle a fait son meilleur match du tournoi au jour J, celui de la finale, pas nous. Il y a forcément des regrets mais il faut savoir accepter de perdre contre plus fort que soi. Hier (dimanche), les Espagnols étaient plus forts que nous."
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Pendant la rencontre, la France a donné l’impression de ne jamais avoir la capacité de dominer l’Espagne. Vincent Collet n’a alors pas hésité à comparer ses joueurs à une équipe de "poussin", la catégorie des enfants en sport, pour mettre en avant les lacunes de ses joueurs durant la finale : "Ça ne suffit pas d’être à fond ou déterminé. Il faut avoir toutes les autres qualités pour s’imposer contre un adversaire qui a fait un match exceptionnel. Il faut leur rendre hommage. Ce n’est pas évident pour moi, mais objectivement, ils ont fait un très grand match. À la 33e minute, on a sept points de retard et on a perdu sept ou huit balles de poussin. Les poussins font les mêmes pertes de balle… On a aussi concédé cinq rebonds offensifs par rapport à ceux qu’on a pris. Rien que ça, sans parler de tout le reste."
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Vincent Collet espère tout de même que cette énorme désillusion permettra au basket français de franchir un nouveau cap. En attendant, le sélectionneur des Bleus tente tant bien que mal de relever la tête : "On ne s’en remet pas trop… Avec le temps, ça passera, mais pour l’instant, la frustration prédomine. J’ai rarement été aussi abattu après un match de l’équipe de France. Ce n’était par exemple pas du tout le même sentiment lors de la première finale européenne, en 2011." À l’époque, emmenée par un grand Tony Parker, la France s’inclinait déjà face à l’Espagne (98-85). Pour ce tournoi de l’année 2022, les Bleus semblaient pourtant, sur le papier, avoir l’ascendant sur la "Roja" : "On avait de grandes espérances. L’Espagne n’avait jamais joué à ce niveau dans le tournoi et il n’y avait pas forcément de raison que cela arrive. D’autant qu’on est une équipe qui empêche plutôt les adversaires de jouer à leur niveau. Là, ils se sont magnifiquement sublimés. C’est dur à avaler… On n’a pas pu faire tout ce qu’on voulait faire, ils nous ont beaucoup gênés. C’est compliqué mais ça fait partie du sport et c’est souvent ce qui permet de rebondir… même si on ne le sait pas encore. C’est peut-être ce genre de mésaventure qui nous fera encore avancer d’un cran."
N.O