Les Étoiles du Sport : Philippe Caverivière se délocalise à Tignes

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 15:48
EDS©Eikona
Depuis deux jours, l’humoriste réalise ses chroniques pour RTL, depuis la station alpine, où se déroule l’édition 2024 des Etoiles du sport, rassemblant champions d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Télé 7 Jours l’a rencontré sur place.

Casque sur la tête, micro devant lui, Philippe Caverivière décortique chaque matin l’actualité, à sa sauce, souvent piquante, mais jamais malveillante. En ce début de semaine, il a déserté les bureaux de RTL, pour installer son studio à Tignes, avec vue panoramique sur les pistes, déjà copieusement enneigées. Mais que fait-il aux Étoiles du sport ?

Comme s’est étonné son collègue Thomas Sotto : "Sauf votre respect, et l’affection immense que j’aie pour vous, vous n’êtes pas une étoile, et encore moins une étoile du sport, Philippe". Réponse lapidaire de l’intéressé, à prendre évidemment au deuxième degré : "Sachez, respectueusement, que je vous emmerde, Thomas. J’ai dit ‘oui’ à l’invitation de Marie-José Pérec (dont le conjoint, l’ancien skieur acrobatique Sébastien Foucras, est le co-fondateur de l’événement, ndlr). Elle vous a invité ? Non, bon bah voilà… Moi, oui".

Philippe Caverivière aux Étoiles du Sport : "Le sport m’émeut"

Hors antenne, Philippe Caverivière confie : "Je crois que c’est la famille Pérec, qui écoute de temps en temps mes chroniques. J’ai ce bonheur et cette fierté. Ce n’est pas mon palmarès de sportif qui les a fait chavirer, je pense". Cela ne l’empêche pas l’ancien GO du Club Med d’apprécier le sport. "Le sport me touche, m’émeut. Je trouve que la dramaturgie d’une épreuve des JO est inatteignable, même dans les films. Et il y a le côté politique du message envoyé par tous ces jeunes de la diversité, assez touchant, qui a été pour moi une France 98 un peu plus large encore."

Le sosie revendiqué de David Guetta s’est d’ailleurs interdit de travailler, l’été dernier, pour mieux profiter des JO et Paralympiques. "On m’a proposé plusieurs émissions sur France TV et sur Eurosport. Mais je ne voulais pas passer des heures à écrire des vannes, à être dans le cynisme. Je voulais me réjouir des victoires et tout absorber, tout regarder, tout détailler, en simple spectateur."

A Tignes, il a eu l’occasion de faire du snowboard avec Laurent Chardard, médaillé de bronze sur 50 m papillon, en paranatation. "Le mec, il lui manque un bras et une jambe (amputations consécutives à une attaque de requin, lors d’une session de surf à La Réunion). Il faut voir sa dextérité. Il m’a véritablement humilié. Je regardais les gens le regarder, sur la piste. C’est une leçon pour n’importe qui va le croiser, même trois secondes." Une fois redescendu de la montagne, ce talentueux manieur de mots planchera sur un projet qui lui tient à cœur, faire du one-man-show. "Je commence à me balader sur des scènes de comedy clubs, pour tester des choses. C’est une nouvelle discipline pour moi. Alors je le fais discrètement, je veux avoir la honte discrète."

Par
Frédéric Lohézic