À moins d’un mois du départ du Tour de France, Thibaut Pinot retrouve le sourire. "J’ai tellement galéré pendant un an que refaire du vélo dans de bonnes conditions, ça fait vraiment du bien", confie-t-il au micro de "Stade 2" lors d’un entraînement. Le Français sort en effet d’une année difficile en raison d’une blessure au dos. Éloigné des routes pendant plusieurs mois, l’homme de 32 ans a bien failli tout plaquer : "Il y a un an, je vivais la période la plus difficile de ma carrière. Je me rappelle de mai, juin 2021 où il y a des jours où je pensais vraiment arrêter le vélo. Je sentais qu’il n’y avait plus d’amélioration, qu’on n’avançait pas. J’avais vu beaucoup de spécialistes. Au bout d’un moment, tu te poses beaucoup de questions où tu te dis qu’il faut peut-être arrêter, que ça ne sert à rien de continuer."
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Finalement, Thibaut Pinot, comme à son habitude, se bat et parvient à remonter en selle, jusqu’à renouer avec la victoire. Le 22 avril dernier, le coureur de la formation Groupama-FDJ remporte la dernière étape du Tour des Alpes et met fin à 1007 jours de disette. Désormais, c’est sur le Tour de France que Thibaut Pinot souhaite monter sur le podium. Le Français a notamment la 7e étape dans le viseur, reliant Tomblaine à la Super Planche des Belles Filles le 8 juillet prochain, dans sa région de la Bourgogne-Franche-Comté : "S’il y a une étape à gagner un jour, ce serait celle-là, au Tour. J’ai gagné dans les dieux comme le Tourmalet (2019), l’Alpe d’Huez (2015) qui sont mythiques, mais celle-là serait encore plus forte je pense. (…) Avant de penser au classement général, je vise une étape de montagne. Mais je pense que tout est possible. Moi je partirai du Danemark pour gagner une étape."
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Thibaut Pinot préfère désormais pédaler après les émotions plutôt qu’après les résultats : "Faire un Tour de France pour être 6e, ou être 8e d’une Vuelta, ça ne m’intéresse plus parce que je ne prends pas de plaisir. Ce qui me fait vivre aujourd’hui, c’est revivre des émotions, qu’elles soient bonnes ou négatives. De pimenter un peu ma carrière. C’est ce que j’aime : être déçu, être content, être en colère… C’est mon moteur." Le coureur devrait être également un allié de poids pour David Gaudu, le leader de la formation Groupama-FDJ, sur les routes de la Grande Boucle, qui prendra son départ le 1er juillet à Copenhague avant d’arriver à Paris le 24 juillet prochain à Paris.
Benoît Lesueur