Léon Marchand a besoin de souffler. Dans une story publiée sur son compte Instagram le 30 novembre dernier, le quadruple champion olympique a annoncé qu’il se retirait des Championnats du monde de Budapest en petit bassin, qui ont lieu du 10 au 15 décembre : "L’année 2024 a été vraiment intense, j’ai participé à de nombreuses grandes compétitions et je suis épuisé. Il est temps pour moi de prendre du recul, de m’entraîner dur et de commencer à me préparer pour mes futurs défis. Je suis enthousiaste de ce qui m’attend."
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Léon Marchand prend une pause
Dans les colonnes du Parisien ce lundi 2 décembre, Alain Bernard a fait le point sur la situation de Léon Marchand. L’ex-champion olympique estime que son compatriote fait le bon choix en prenant une pause, lui qui a changé de vie ses derniers mois : "Seul lui sait ce qui est le mieux pour sa préparation. Une préparation olympique ne dure pas trois mois, ça dure au moins quatre ans. S’il a envie de durer, il faut qu’il se ménage un peu. Il a été tellement sursollicité avec les Jeux… On n’ose même pas imaginer le degré d’attente et ce qu’il se passerait s’il ne nageait pas aussi vite qu’il aimerait. Il faut bien de prendre soin de lui. Il a dû mûrement réfléchir à cette décision."
Interrogé sur un certain rejet de Léon Marchand envers la natation, Alain Bernard s’est montré rassurant sur l’état d’esprit de la star des Jeux olympiques de Paris : "Je ne pense pas qu’il en soit là. Quand il nage, je pense que ça lui tient à cœur d’aller toujours plus vite. Il s’est super bien exprimé en petit bassin malgré une coupure relativement longue après les Jeux. Est-ce qu’il ne risque pas de payer les contrecoups de cette coupure sur des Championnats du monde où le niveau sera plus dense qu’en Coupe du monde ? Je pense que ça fait partie de sa stratégie de se ménager pour arriver en forme l’été prochain sur son objectif principal de la saison, les Mondiaux de Singapour."
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L’analyse d’Alain Bernard
"Le risque, c’est que cette flamme s’éteigne", poursuit Alain Bernard, qui est bien placé pour s’exprimer sur le sujet, lui qui a vécu une situation similaire après son sacre aux Jeux de Pékin en 2008. "C’est humain de se dire : si mon corps n’est plus capable d’aller aussi vite, est-ce que je suis capable d’aller m’entraîner tous les jours avec autant d’ardeur et de rigueur ? La fin de carrière a été plus compliquée pour moi car je savais pertinemment que je ne nagerais plus aussi vite. Définir ses objectifs, ça ne se fait pas du jour au lendemain. On n’est pas des robots. Les athlètes et les staffs le considèrent de plus en plus, c’est une vraie évolution."