La prestation d’Aya Nakamura accompagnée par la Garde républicaine lors de la cérémonie d’ouverture des JO 2024 a marqué les esprits, tout comme celle de Philippe Katerine. Le chef de la musique de la Garde, Frédéric Foulquier, revient sur cette collaboration aussi inattendue que réussie.
Un duo "incroyable" qui a séduit le public des JO de Paris 2024
La cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024 restera dans les mémoires, notamment grâce au duo formé par Aya Nakamura et la Garde républicaine. Cette association improbable a créé la surprise et l’émerveillement sur le pont des Arts, devant l’Académie française. Frédéric Foulquier, chef de la musique de la Garde républicaine, ne cache pas son enthousiasme : "C’était incroyable pour nous, croyez-le", a-t-il déclaré au micro de RMC Sport.
Le militaire mélomane a ressenti "beaucoup d’émotion" lors de cette performance. "On a immédiatement perçu que le show était réussi. Tout le monde était aux anges", s’est-il réjoui devant les caméras du Parisien. Cette "rencontre entre deux mondes" a priori improbable s’est déroulée dans "une ambiance cordiale et joyeuse, dans une communion musicale et culturelle".
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— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) July 26, 2024
Un projet longuement préparé dans le secret
Contrairement à ce que certains pourraient penser, cette collaboration n’a pas été improvisée. Frédéric Foulquier révèle que le projet était en préparation depuis février : "On a appris notre participation début janvier. Les choses se sont accélérées rapidement, avec un gros travail de préparation et une partition qui a évolué au fil du temps".
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Cependant, l’identité de l’artiste avec laquelle la Garde allait collaborer est restée "inconnue pour nous très longtemps", précise le chef de musique. Cette discrétion visait à "éviter toute fuite". Lorsque la partition a été découverte, le thème a "immédiatement séduit" les musiciens de la Garde républicaine.
Une réponse aux critiques
Cette prestation a également été l’occasion pour la Garde républicaine de montrer son ouverture d’esprit et sa capacité à évoluer avec son temps. "Pour une institution comme la Garde républicaine, c’est important de montrer qu’elle n’est pas figée mais évolue avec son époque et est ouverte sur tous les genres musicaux", explique Frédéric Foulquier.
Face aux critiques et aux polémiques qui avaient précédé l’événement, le chef de musique voit cette collaboration comme "un challenge encore plus excitant de faire taire les mauvaises langues et montrer qu’on peut se retrouver autour d’un art comme la musique".