Jeux asiatiques d’hiver en Arabie Saoudite : En colère, la Fédération française de ski dénonce un « projet aberrant »

Publié le 6 octobre 2022 à 14:57
Abaca
L’attribution de l’édition 2029 des Jeux asiatiques d’hiver à l’Arabie Saoudite a provoqué l’indignation de la Fédération française de ski.

Voilà une décision qui ne va pas manquer de faire parler d’elle ces prochains jours. Alors que la Coupe du monde de football au Qatar va bientôt débuter et que de nombreuses personnes s’indignent de l’aberration écologique d’organiser un tel évènement dans l’Émirat, la décision d’attribuer les Jeux Asiatiques d’hiver 2029 à l’Arabie Saoudite risque de diviser. En effet, ce mardi 4 octobre, le Conseil olympique d’Asie a annoncé, dans un communiqué, que "les déserts et les montagnes d’Arabie Saoudite seront bientôt un terrain de jeu pour les sports d’hiver". Depuis cette annonce, élus, militants anonymes ou simples citoyens ont pointé du doigt cette idée considérée comme un désastre écologique. C’est notamment le cas de la Fédération Française de Ski, qui a publié un communiqué rédigé avec l’Association Nationale des Maires des Stations de Montagnes, les Domaines Skiables de France et l’Ecole du Ski Français. Tous ont dénoncé ce projet. 

"Sportifs, élus et opérateurs touristiques de la montagne, nous avons pris connaissance avec sidération du projet d’organisation des Jeux asiatiques d’hiver 2029 en Arabie Saoudite, dans un lieu naturellement pauvre en précipitations et en eau, où il n’existe à ce jour ni station ni piste de ski", ont écrit les associations en préambule. "Nous ne pouvons que dénoncer ce projet aberrant et totalement à l’opposé de ce qui est souhaitable pour la planète. En tout état de cause, ce n’est pas le chemin que nous traçons pour les stations françaises et pour le ski français", a poursuivi le communiqué. "De notre capacité collective à respecter les accords de Paris (stabilisation des émissions de GES en 2050) mais aussi à gérer durablement les ressources et la biodiversité, dépendra le monde que nous lèguerons à nos descendants. C’est à cette condition seulement que les générations futures pourront encore vivre avec bonheur sur notre planète et apprendre le ski", a conclu le texte. 

L.C

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