Des prestations qui ne cessent d’interroger. Alors qu’il comptait seulement dix secondes d’avance sur Tadej Pogacar il y a trois jours, Jonas Vingegaard a écrasé son concurrent lors des deux dernières étapes et possède désormais 7 minutes et 35 secondes d’avance sur son poursuivant. De quoi susciter des débats entre amateurs de cyclisme sur les performances stratosphériques du Danois. Une nouvelle fois, à l’issue de la course de ce mercredi, le coureur de la Jumbo-Visma a répondu aux doutes des spectateurs. "Je comprends que c’est difficile de faire confiance au cyclisme avec ce qui est arrivé dans le passé. Mais je peux vous le dire la main sur le cœur : je ne prends rien et je ne prendrais rien que je ne donnerais pas à ma fille de deux ans", a-t-il assuré. Ce n’est pas la première fois qu’il s’exprime sur ce sujet. "Je comprends tout à fait les questionnements à ce sujet à cause du passé de notre sport. C’est même bien d’être sceptique car sinon cela se reproduira", avait déclaré Jonas Vingegaard lors d’une conférence de presse qui s’est tenue il y a quelques jours.
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"Tout ce que je peux dire, c’est que je ne prends rien. C’est vrai que nous allons vite, plus vite même qu’eux", a-t-il poursuivi, faisant en référence aux anciens coureurs cyclistes qui ont reconnu avoir eu recours au dopage. Pour expliquer comment il pouvait battre les records d’anciens champions dopés, il avait avancé plusieurs arguments. "Le matériel, la nutrition, l’entraînement, tout a changé et cela explique que les performances s’améliorent. Mais c’est bien d’être sceptique", avait-il conclu. Christian Prudhomme, le patron du Tour de France, s’est lui aussi exprimé sur la question du dopage, ce mercredi 19 juillet, sur France Info. "Évidemment, les questions ne sont pas illégitimes sur les différents soupçons", a-t-il concédé en préambule. "Les contrôles sont faits par une agence indépendante, ce qui n’était peut-être pas le cas avant. L’ITA (International testing agency, NDLR) teste non seulement dans le cyclisme mais aussi dans une cinquantaine de disciplines (…) Le maillot jaune est testé tous les jours, comme les vélos sont contrôlés tous les jours", avait ajouté le patron de la Grande boucle.
L.C