Wout van Aert a eu très chaud. Arrivé deuxième de la course Gand-Wevelgem dimanche dernier derrière son coéquipier de la Jumbo-Visma Christophe Laporte, le Belge était présent mardi aux Pays-Bas afin de poursuivre sa préparation pour le Tour des Flandres, qui a lieu dimanche 2 avril. Aux côtés du néo-retraité Jan Bakelants et du cyclocrossman Daan Soete, Wout van Aert a pris part à un entraînement de fractionné sur les routes néerlandaises. En raison de leur vitesse élevée d’au moins 40 km/h, le trio a quitté la piste cyclable pour rouler sur la chaussée. Une décision qui a failli coûter cher aux trois cyclistes. Présent sur le plateau de Sporza ce mercredi 29 avril, Jan Bakelants a raconté la mésaventure de son trio : "Cinq minutes à peine après avoir quitté la piste cyclable, j’ai entendu un coup de klaxon, et une bétonneuse s’est portée à notre hauteur. Comme un véritable chauffard, le conducteur de la bétonneuse a fermé la route à notre petit groupe, tout en continuant à klaxonner. Wout s’est quasiment retrouvé en dessous du camion, c’était très impressionnant."
Si Jan Bakelants reconnaît que sa bande était en tort sur le coup, l’ancien coureur professionnel estime auprès de la RTBF que la réaction du chauffeur était disproportionnée et surtout dangereuse : "Il était vraiment agressif, nous avons été poussés dans l’herbe, dans le fossé." Pour le Belge, cet incident montre que des progrès sont encore à faire en matière de partage de la chaussée entre les cyclistes et les véhicules motorisée : "C’était une situation dangereuse, mais les cyclistes vivent cela souvent malheureusement. Les automobilistes n’ont toujours pas l’habitude de partager la route : pour eux, assister aux courses, c’est bien, mais voir les cyclistes s’entraîner sur ces mêmes routes, ça, c’est moins bien ! Le message que je voulais faire passer est le suivant : même si des cyclistes sont sur la route plutôt que sur la piste cyclable, c’est une réaction disproportionnée. Si Wout van Aert avait chuté à gauche, il serait mort maintenant. Il y a d’autres moyens pour nous faire savoir que vous n’aimez pas ce qu’on fait. Un cycliste, pour rappel, c’est un être humain qui n’est pas protégé par une cabine en acier."
N.O