Amateurs de courses cyclistes, vous suivez probablement les Championnats du monde qui se déroulent actuellement à Wollongon en Australie. Débutée le 18 septembre dernier, la compétition, qui a déjà vu une grosse chute ou encore une improbable attaque de mouette, se terminera ce dimanche 25 septembre. Mais en France, avant même le début des Mondiaux, une polémique a secoué la Fédération française. En effet, pour se rendre en Australie, la plupart des coureurs masculins ont voyagé en business class tandis que leurs homologues féminines ont pris place en classe économique. Une situation que dénonce Jeannie Longo, dans une interview accordée à nos confrères du Parisien.
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"Vu l’évolution de la société et la place de la femme que l’on met de plus en plus en avant, c’est un peu maladroit", a-t-elle regretté en préambule. "Le machisme reste le machisme. Aller en Australie, c’est un voyage très long. C’est donc mieux d’avoir les jambes allongées. Si l’on met les femmes recroquevillées sur un siège pendant de nombreuses heures, elles auront beaucoup moins de chance de victoire, c’est certain", a déploré la championne. "C’est une double peine. Je dis donc à ces messieurs de la fédération qu’il faut évoluer. Là, cela fait vieille fédération. Il faut arrêter de sous-considérer les femmes. Mettez les meilleurs moyens pour que les femmes aient les meilleurs résultats !", a plaidé la coureuse française aux 59 titres nationaux.
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Critiquée pour ce choix, la Fédération française de cyclisme (FFC) s’était justifiée en avançant le coût conséquent du déplacement en Australie. "Ça coûte très, très cher. Certains pays comme l’Irlande ont décidé de ne pas participer aux Championnats du monde. Nous, on s’est posé la question de savoir si on emmenait toutes les catégories, notamment les juniors. On le fait. Mais on n’a pas les moyens de mettre tout le monde en business", avait plaidé le DTN, Christophe Manin, dans des propos rapportés par l’AFP.
L.C