Max Verstappen n’est pas satisfait et le fait savoir. Ce dimanche 19 mars se déroulait le Grand Prix d’Arabie saoudite, à Djeddah. Une course largement dominé par Red Bull, puisque Sergio Pérez a franchi la ligne d’arrivée en premier, suivi de son coéquipier Max Verstappen. Malgré sa belle performance, le Néerlandais, parti en 15e position sur la grille de départ, n’a pas caché sa frustration : "Bien sûr, tout le monde est content dans l’équipe. Mais personnellement, je ne suis pas content car je ne suis pas là pour être deuxième, surtout quand on travaille très dur à l’usine pour assurer que l’on arrive ici dans une bonne situation et que tout soit parfait. Alors faire une course de remontée, ce que j’aime, je n’ai pas envie de le faire", a ainsi lâché le double champion du monde en titre au micro de Sky Sports.
Désireux de mettre les choses au clair avec son écurie, Max Verstappen n’en est pas resté là : "Cela fait des jours qu’on se plaint de la transmission, j’ai eu des soucis à Bahreïn, des soucis en qualification et encore en course. On me dit qu’il n’y a rien mais je sais quand même ressentir ce que fait ma voiture ! Mais quand vous vous battez pour un championnat et qu’il me semble qu’il n’y a que deux voitures en lice, nous devons nous assurer que les deux voitures sont fiables pour pouvoir nous battre. Nous demander de ralentir, de ne pas attaquer, de ne pas viser le meilleur tour, ce n’est pas normal. Je l’ai dit, personnellement, ce qu’on m’a demandé ça ne me va pas. Et je crois que Checo (Sergio Pérez) aussi souhaite pouvoir se battre. Nous allons avoir une discussion."
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De son côté, Sergio Pérez est également apparu agacé après la course. Le Mexicain estime avoir été lésé au sujet du meilleur tour de course, où Red Bull a privilégié une performance de Max Verstappen : "À deux tours de la fin, ils m’ont dit de garder un certain rythme, ils m’ont dit que j’avais le tour le plus rapide et de garder le rythme. Je pensais que la communication était la même pour Max, c’est donc quelque chose que nous devons revoir. Parce que j’ai certainement obtenu des informations différentes, et je n’ai tout simplement pas pu pousser en piste à la fin."
Face à ces tensions qui émanent dans son équipe, Christian Horner, le patron de Red Bull, a tenté de mettre les choses à plat : "Les deux pilotes avaient l’information que Checo avait le tour le plus rapide à ce moment-là. Checo a demandé qui l’avait, donc c’était évident pourquoi il le demandait, il savait que Max allait avoir une chance, et Checo a abandonné après les deux premiers virages, il avait déjà un dixième et demi de retard. Forcément, comme Max l’a dit à la radio, le point du meilleur tour signifiait beaucoup pour lui. Et il n’y avait aucune raison pour que nous ne le laissions pas, lui ou Checo, se battre pour ça. (…) Je pense personnellement que c’était probablement la meilleure course de la vie de Checo. Il a géré le rythme, la relance et le rythme qu’il avait. Ces gars-là roulaient à fond. Vous pouvez donc voir que le rythme relatif par rapport au reste du peloton à ce moment-là était remarquable." À voir si le calme sera revenu au sein de l’écurie Red Bull lors du prochain Grand Prix de Formule 1, prévu au Australie le 2 avril prochain.
N.O