« J’ai commencé à avoir des nausées, à vomir » : Le calvaire d’Esteban Ocon pendant le Grand Prix du Qatar

Publié le 9 octobre 2023 à 13:59
DPA/ABACA
7e du Grand Prix du Qatar qui a eu lieu ce dimanche 8 octobre, Esteban Ocon a vécu, à l'instar de nombreux pilotes, une course très compliquée sur la piste du circuit de Lusail...

Le Grand Prix du Qatar fut loin d’être une partie de plaisir pour la majeure partie des pilotes du paddock. Avec une température proche de 40 degrés et une énorme humidité, l’air était irrespirable pour les athlètes qui devaient en plus enchaîner 57 tours de piste sur le circuit de Lusail. La course était notamment invivable pour Esteban Ocon. Le coureur de chez Alpine a rapidement été mal en point, comme il l’a raconté au micro de Canal+ : "C’était affreux. Physiquement, je ne me sentais pas bien, au 15e tour à peu près, j’ai commencé à avoir des nausées, à vomir un peu pendant au moins un tour et après c’était compliqué."

Malgré tout, Esteban Ocon a tenu à ne pas abandonner : "Et puis je me suis dit : ‘Merde, ça va être une longue course’. J’ai essayé de me calmer, j’ai essayé de me rappeler que l’aspect mental du sport est la partie la plus forte de votre corps et j’ai réussi à maîtriser cela et à terminer la course. Mais honnêtement, je ne m’attendais pas à ce que la course soit aussi difficile. J’ai donc réussi à me calmer, à finir difficilement. Mais oui, en fait, il n’y a juste pas d’air ! C’est affreux. Quand on respire c’est de l’air chaud qui sort, ça reste dans le casque. C’est irrespirable." Sur sur compte Twitter, le pilote de 27 ans a estimé que le Grand Prix du Qatar était la "course la plus difficile sa carrière".

Une détermination qui a payé, puisqu’Esteban Ocon a tout de même réussi à glaner 6 points grâce à sa 7e place : "Je suis tout de même content de ces 6 points à l’arrivée, je ne sais pas si ça valait tous ces efforts mais cela fait un peu de bien et de réconfort. Quand je vois tous les pilotes allongés et qui souffrent, il va falloir en parler." Le Français est en effet loin d’être le seul à avoir souffert lors du Grand Prix du Qatar. Dès la fin de la course, Lando Norris (McLaren) s’est dirigé vers l’ambulance à deux doigts du malaise. Épuisé, Alexander Albon (Williams) ne parvenait pas à sortir de sa voiture une fois passé la ligne d’arrivée alors que son coéquipier Logan Sargeant a lui été contraint d’abandonner la course.

Par
Benoît Lesueur