Monaco, pour un pilote de F1, revêt forcément une saveur particulière…
C’est clair, c’est un circuit incroyable, rempli d’histoire. Ici, prendre des risques peut payer, comme vous pouvez terminer dans une barrière. Au global, c’est quand même un circuit qui favorise la prise de risques. Quand on peut faire un tour parfait, ça se voit immédiatement sur les chronos. Donc ça fait plaisir d’être là.
À lire également
Grand Prix de Monaco (F1) : sur quelle chaîne et à quelle heure voir la course en direct ?
D’autant plus que vous avez terminé sur le podium, à la 3e place, ici-même, il y a un an…
Un podium qu’on avait bien fêté. C’était dingue parce qu’on était avec Fatman Scoop, qui chantait pour nous. J’ai fait monter toute l’équipe sur la scène, qui a failli s’écrouler. On a bien profité et on en garde de beaux souvenirs. Mais ce sera plus dur cette année, on ne va pas se le cacher… On a une voiture qui va quand même beaucoup moins vite que l’année dernière, comparée au reste de la grille.
Courir à Monaco, où la piste est très étroite, est-il toujours aussi surprenant, même pour des pilotes chevronnés ?
On ne s’y fait jamais. Sur les nouveaux circuits en ville, comme Las Vegas, on a beaucoup de place, avec de grandes lignes droites où l’on atteint des vitesses folles. Ça double facilement, alors qu’ici, c’est vraiment un exercice particulier. Grâce aux statistiques qu’on recueille sur la voiture, on voit qu’il faut changer énormément de choses, énormément de paramètres, pour obtenir de celle-ci un bon comportement. En cela, c’est un circuit très intéressant. Raison pour laquelle il reste quand même un bijou de l’année.
À lire également
La chaîne RMC Découverte propose, mardi soir prochain, un doc intitulé Grand Prix F1 de Monaco : un chantier XXL, où l’on voit notamment comment ce circuit est bichonné. Avez-vous conscience du gros travail effectué par l’Automobile Club de Monaco ?
J’ai déjà regardé des vidéos, parce que ça m’intéresse fortement. Je ne suis venu qu’une fois, quand les rails n’étaient pas montés, que toute cette préparation n’avait pas encore commencé. Avant le Grand Prix, on reçoit un book, un petit PDF où l’on nous explique que, de tel virage à tel autre, il y a eu un changement de goudron, on a ajouté un vibreur, des choses comme ça… Mais avant le week-end de course, je fais le tour de la piste et, franchement, si on ne savait qu’il y avait tous ces changements, on ne s’en rendrait pas compte, tellement ce travail a été bien fait. C’est hyper impressionnant.
Ces derniers jours, vous avez eu l’occasion de monter les marches, à Cannes. Comment c’était ?
Top ! Une expérience incroyable, que j’avais déjà connue l’an dernier, au côté de ma maman. Cette année, je l’ai fait avec ma compagne. L’année dernière, ça m’avait porté chance. C’est pour ça que j’y suis retourné (rires).
Le film vous a plu ?
C’était bien. Il s’agissait de The Apprentice, avec Sebastian Stan. Comme je suis un grand fan des Marvell, pour moi, il est Le soldat de l’hiver. J’ai pu regarder le film avec lui. Il était assis juste derrière moi.
La F1 n’est pas un sport olympique. Allez-vous toutefois suivre les JO de Paris ?
Bien sûr ! En plus, c’est à la maison. J’ai vu Antoine (Dupont), que je connais très bien et que j’apprécie énormément, porter la flamme. Alors, ça donne envie de suivre les épreuves de près. Si je peux aller voir un 100 ou un 200 m… Les courses, forcément, moi ça me plait (rires).
Le Grand Prix de Monaco 2024 se déroulera ce dimanche 26 mai à partir de 14h55 et sera à suivre en direct sur Canal+.