Depuis 2019 et la première diffusion de "Drive to Survive" sur Netflix, la Formule 1 a connu un énorme regain de popularité, notamment auprès des plus jeunes. La série-documentaire qui compte déjà quatre saisons, alors que la cinquième est actuellement en cours de tournage, ne cesse de réaliser d’excellentes audiences sur la plateforme américaine.
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Néanmoins, ce succès amène certains travers pour Fernando Alonso. Alors qu’il fêtera ses 41 ans le 29 juillet prochain, l’Espagnol est le pilote le plus expérimenté du paddock, lui qui évolue au plus haut niveau depuis 2001. Par conséquent, le double champion du monde de Formule 1 reste dubitatif face à l’afflux des nouveaux fans de son sport. Au micro de The Race, le coureur de chez Alpine n’exclut pas un certain "effet Netflix" : "C’est très possible. Il y a de nouveaux fans. D’une certaine manière, et je ne veux pas leur manquer de respect, ils ne connaissent pas grand-chose à la Formule 1."
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Pour Fernando Alonso, ces nouveaux fans de Formule 1 n’abordent pas de la bonne manière le sport automobile : "Ils ressemblent plus à des fans de football, où ils se contentent de suivre le résultats. Celui qui gagne c’est le meilleur, et celui qui est le dernier n’est pas au niveau de la Formule 1. C’est un peu binaire. Quand tu fais un bon week-end, tu ressembles à Dieu. Et quand tu fais un mauvais week-end, tu es trop vieux, ou tu es trop jeune ou quoi que ce soit. Je pense que maintenant les fans, ils regardent juste la course sur le moment, ils ont leurs sensations et leurs émotions, et puis ils éteignent la TV jusqu’au dimanche suivant", lance l’Asturien, avant de conclure son constat : "Il n’y a plus de véritable culture de la Formule 1. Il faut les sensibiliser à nouveau sur ce qui fait que la F1 est différente d’un autre sport où seul l’athlète crée la différence."
Benoît Lesueur