« Vraiment, je ne comprends pas » : Evan Fournier pousse un coup de gueule après la qualification de la France en finale de la Coupe du monde

Publié le 16 décembre 2022 à 10:50
Dibon Anthony/Icon Sport/ABACA
À la suite de la victoire de la France contre la Maroc en demi-finale de la Coupe du monde, Evan Fournier a pointé du doigt la politique sportive de l'hexagone...

Evan Fournier est amer. Mercredi, l’équipe de France de football s’est qualifiée en finale de la Coupe du monde pour la deuxième année consécutive grâce à sa victoire contre le Maroc (2-0). Une performance remarquable pour les Bleus, qui pourraient rejoindre dimanche prochain l’Italie (1934-1938) et le Brésil (1958-1962) dans le cercle très fermé des pays ayant déjà réussi à conserver leur titre de champion du monde.

Plus que le foot, la France démontre une certaine domination dans bon nombre de sports collectifs masculins ces dernières années. En plus d’être les champions du monde en titre du ballon rond au moins jusqu’au 18 décembre 2022, la France est actuellement championne olympique en titre en handball et en volley. En rugby, le XV de France a réussi le Grand Chelem dans le Tournoi des Six Nations 2022. On peut ajouter à cela la belle performance des basketteurs tricolores, vices champions olympiques à Tokyo derrière les intouchables Américains.

Mais pour Evan Fournier, ces résultats exceptionnels sont difficiles à comprendre en raison de la politique sportive en vigueur en France depuis plusieurs années, et des résultats décevants des différents clubs français dans des compétitions comme la Ligue des champions : "Comment expliquer le manque d’intérêt du sport en France ? Le manque d’infrastructures et le fait que nos championnats soient globalement faibles ? Vraiment, je ne comprends pas", s’interroge le joueur de NBA, frustré de ne pas voir la France dominer davantage le sport internationalement à moins de deux ans des Jeux olympiques de Paris. "On est déjà très bons, mais imaginez un peu la domination qu’on pourrait avoir avec une politique sportive différente."

N.O

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