Les réactions s’enchaînent après la déflagration provoquée par les accusations contre Christophe Galtier. Ce mardi 11 avril, le journaliste Romain Molina a en effet révélé que le coach français aurait demandé à avoir moins de joueurs noirs et musulmans dans son ancienne équipe de l’OGC Nice. Pour prouver ses dires, il a diffusé un mail, authentifié par la suite par RMC Sport, qui aurait été écrit par Julien Fournier, ancien directeur du football de Nice, et adressé à la direction d’Ineos, propriétaire du club. "Il (Galtier, Ndlr) m’a alors répondu que je devais tenir compte de la réalité ‘de la ville’ et qu’en effet on ne pouvait pas avoir autant de noirs et de musulmans dans l’équipe", aurait ainsi lancé Julien Fournier à ses dirigeants. "Il m’a dit ‘hier soir’ je suis allé au restaurant et tout le monde m’est tombé dessus en disant que nous avons une équipe de noirs’ puis d’ajouter ‘Julien tu dois réaliser dans quelle ville nous sommes, nous sommes dans la ville de Jacques Médecin (ancien maire de Nice, ndlr), et notre équipe ne correspond pas à ce que veulent les gens, comme elle ne me correspond pas’, il n’y avait aucun argument sportif mais bien uniquement des arguments religieux ou de couleur de peau", aurait également écrit l’ancien directeur du football du club niçois.
De quoi faire bondir de nombreux observateurs du monde du football. C’est notamment le cas de Pierre Ménès, qui s’est exprimé sur son compte Twitter. "Les accusations à l’encontre de Christophe Galtier sont très graves. Si c’est vrai, il doit partir mais si c’est un mensonge ou une campagne de calomnie, il doit attaquer Molina et Fournier sur le champ", a estimé l’ancien trublion du Canal Football Club, avant de préciser sa pensée lors d’échanges avec des internautes. Il a par exemple confié qu’il prenait des pincettes sur cette affaire car "un mail, ça se trafique tellement facilement". Il invite également les joueurs niçois, mais aussi "les joueurs musulmans du PSG", à s’exprimer. "Si c’est vrai c’est inadmissible et doit être sanctionné", a-t-il continué, tout en assurant qu’à l’inverse, si cela "n’est pas avéré, c’est très grave". " Parce que la justice des médias, c’est rien au fond", a-t-il indiqué.
Les accusations à l’encontre de Christophe Galtier sont très graves. Si c’est vrai il doit partir mais si c’est un mensonge ou une campagne de calomnie il doit attaquer Molina et Fournier sur le champ
— Pierre Ménès (@PierreMenes) April 12, 2023
L.C