Sandy Heribert (68e cérémonie du Ballon d’Or) : « Cette année, le suspense reste entier jusqu’à la dernière minute »

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:31
ABACA
Ce lundi 28 octobre, Sandy Heribert co-présente avec Didier Drogba la 68e cérémonie du Ballon d'Or, retransmise en direct sur La chaîne L'Équipe depuis le Théâtre du Châtelet. L'animatrice s'est confiée à l'approche de ce grand rendez-vous qu'elle partage avec la légende ivoirienne depuis 2019.

Qu’est-ce qui est le plus difficile à gérer lorsqu’on anime une telle cérémonie ?

Sandy Heribert C’est de garder la même énergie pendant deux heures. On est en répétition toute la journée à partir de midi. La vraie cérémonie est déjà la troisième qu’on présente de la journée ! Ce qui nous aide, c’est de passer au maquillage, à la coiffure, on met la robe de princesse… Ça donne un gros regain d’énergie. Ensuite, il ne faut pas la perdre pendant deux heures.

Avez-vous des petites techniques pour garder cette énergie ?

J’essaye de boire beaucoup d’eau. Mais qui dit boire beaucoup d’eau… (rires) Je ne mange pas trop tout au long de la journée, de ne pas grignoter de la mauvaise bouffe pour éviter les pics d’hypoglycémie et le coup de barre. Dans ma loge, j’ai du chocolat noir, des amandes. Je me limite à un ou deux cafés. Ensuite, l’énergie de la salle, l’émotion du joueur, le duo avec Didier Drogba me maintient en forme jusqu’à la dernière minute.

Vous animez pour la cinquième fois la cérémonie avec Didier Drogba. Vous devez vous connaître par cœur maintenant…

Maintenant on est un vieux couple, on ne se supporte plus (rires) ! Depuis le premier jour en 2019, on s’est tout de suite super bien entendu. On est vraiment devenu de bons amis. Avec nos agendas, on n’arrive pas à se croiser beaucoup dans l’année, mais on s’appelle une fois par mois pour se donner des nouvelles. Il est devenu papa entre temps, je suis devenu maman entre temps… On est complice et très complémentaire sur scène. Je suis en lead de l’émission et lui et ma caution foot. On fait un beau duo !

Pour la première fois depuis des années, le suspense est total…

J’adore ! Je me dis que tout le monde va être en haleine jusqu’à la dernière minute. Avant le lauréat recevait un coup de fil une semaine avant et faisait la séance photo avec France Football. Là, le gagnant l’apprend en même temps que tout le monde. C’est super pour l’émotion. Le suspense reste entier jusqu’au dernier moment. Même nous avec Didier, on va le découvrir dans l’enveloppe et je trouve ça super.

"J’aurais adoré donner le Ballon d’Or à Zidane"

Une édition sans Cristiano Ronaldo et Lionel Messi parmi les nommés, ça fait bizarre non ?

L’ère Ronaldo et Messi est passée. Ils ont été assez récompensés dans leur carrière. Ronaldo a eu cinq Ballon d’Or, Messi huit. Ils ont marqué l’histoire du football, maintenant, place à d’autres !

Chez les femmes, le trophée devrait encore prendre la direction de Barcelone pour la quatrième année consécutive. Quel regard portez-vous sur la domination du club catalan sur le football féminin ?

Tout est extrêmement bien orchestré. Tout est là pour que cette équipe rayonne sur la planète football. Elles sont inarrêtables.

Dans l’histoire des lauréats du Ballon D’or, à quel joueur ou joueuse auriez-vous aimé remettre le trophée ?

J’aurais adoré donner le premier Ballon d’Or féminin à Ada Hegerberg en 2018. C’était un vrai symbole et j’aime beaucoup cette joueuse. Chez les hommes, j’aurais adoré le donner à Zidane. C’est mon footballeur chouchou, c’est celui qui m’a fait aimer le football en 1998 quand j’avais 16 ans. J’espère être encore là quelques années pour le donner peut-être un jour à Kylian Mbappé !

Selon vous, quel joueur dans l’histoire aurait mérité d’avoir un Ballon d’or mais ne l’a jamais eu ?

Didier Drogba ! Il est arrivé quatrième en 2012 lorsqu’il jouait à Chelsea, j’aurais adoré qu’il le gagne. Mais il n’est pas frustré pour autant. Aujourd’hui, il est très content de faire partie de cette histoire.

Par
Benoît Lesueur