Robert Pirès a vécu une fin de carrière en dents de scie avec l’équipe de France. Après avoir été au sommet grâce à la victoire à la Coupe du monde 1998 sous les ordres d’Aimé Jacquet et le sacre à l’Euro 2000 avec Roger Lemerre, le milieu de terrain offensif fut moins en vue après l’arrivée de Raymond Domenech sur le banc des Bleus en 2004. Lors d’un match contre Chypre ayant eu lieu après l’Euro 2004, Robert Pirès a été remplacé sans raison apparente à la mi-temps de la rencontre. Par la suite, l’ailier n’a plus été appelé par Raymond Domenech. Depuis, le natif de Reims assure n’avoir jamais eu la moindre explication de la part de son ex-sélectionneur.
Robert Pirès revient sur ses rapports avec Raymond Domenech
Ce mardi 28 avril, Robert Pirès était présent dans l’émission Culture Médias diffusée sur Europe 1 à l’occasion des demi-finales de la Ligue des champions diffusées sur Canal+, où l’ancien joueur officie en tant que consultant. Thomas Isle en a profité pour interroger son invité sur sa fin d’histoire tumultueuse avec l’équipe de France : "On peut toujours avoir des désaccords avec son entraîneur ou son sélectionneur et c’est vrai qu’avec Raymond Domenech, c’était un peu délicat", répond dans un premier temps avec franchise Robert Pirès.
"C’était un peu tendu"
"C’était un peu tendu", poursuit le champion du monde 1998, qui ne sait toujours pas pourquoi Raymond Domenech ne voulait plus de lui. "On était à Chypre et ça se passait plutôt bien. Il décide de me sortir à la mi-temps sans aucune explication, d’ailleurs j’en ai jamais eu. Et puis voilà, ça s’est terminé comme ça pour moi avec l’équipe de France." Malgré tout, l’homme aujourd’hui âgé de 52 ans préfère relativiser : "Je n’ai aucun regret, parce que j’ai quand même joué 79 fois pour les Bleus. On a fait le doublé, on a gagné deux fois la Coupe des Confédérations, j’ai joué avec des très grands joueurs, j’ai appris beaucoup de choses, j’ai atteint certains niveaux. Donc juste une chose à dire, c’est merci à Aimé Jacquet, merci à Roger Lemerre, parce que grâce à eux j’ai pu j’ai pu faire partie de l’élite française et quand on est joueur de foot et quand on commence à 7 ans bon c’était pour moi inimaginable."