Un soutien inattendu et assez improbable. Ce lundi 4 septembre, le réalisateur Woody Allen était interrogé par le quotidien espagnol El Mundo, à l’occasion de la première de son film Coup de chance. A cette occasion, nos confrères lui ont demandé de réagir à la désormais célèbre affaire Luis Rubiales, du nom du patron de la Fédération espagnole de football qui avait imposé un baiser à une joueuse, après le sacre de la Roja à la Coupe du monde féminine, le 20 août dernier. Depuis, l’indignation est généralisée contre le dirigeant espagnol et le Tribunal administratif du sport espagnol (TAD) a même décidé de le suspendre pendant 90 jours. Woody Allen, qui a lui aussi été l’objet d’accusations d’agression sexuelle, estime que la polémique autour de Luis Rubiales est disproportionnée. "C’est difficile d’imaginer qu’une personne puisse perdre son emploi et être pénalisée de la sorte pour un baiser en public", a déploré le cinéaste en préambule, dans des propos rapportés par nos confrères du Parisien.
À lire également
"Embrasser cette footballeuse était une erreur, mais il n’a pas brûlé une école. Il ne s’est pas caché et ne l’a pas embrassée dans une ruelle sombre. Il ne l’a pas violée, c’était juste un baiser et c’était une amie. Quel mal y a-t-il à cela ?", s’est interrogé le réalisateur de Match Point. Luis Rubiales est critiqué de toute part en Espagne et les joueurs masculins de la Roja ont notamment apporté leur soutien à leurs homologues féminines. "Nous souhaitons dénoncer le comportement inacceptable de M. Rubiales, qui n’a pas été à la hauteur de l’institution qu’il représente", ont regretté les joueurs espagnols, dans une déclaration lue par Alvaro Morata. "Nous nous situons fermement du côté des valeurs portées par le sport. Le football espagnol doit être source de respect, d’inspiration, d’inclusivité et de diversité, et doit donner l’exemple dans ses comportements, aussi bien sur le terrain qu’en dehors", a conclu le joueur de l’Atletico de Madrid.