« On forme un vrai duo complémentaire » : Sandy Heribert se livre avant d’animer la cérémonie du Ballon d’Or avec Didier Drogba

Publié le 11 octobre 2022 à 16:00
Zabulon Laurent/ABACA
Après 2019 et 2021, Sandy Heribert et Didier Drogba vont une nouvelle fois présenter la cérémonie du Ballon d'Or le lundi 17 octobre prochain sur La Chaîne L'Équipe, en direct du Théâtre du Châtelet. À quelques jours d'animer la 66e édition de cet événement majeur, la journaliste de 38 ans en dit plus sur les préparatifs de cette soirée tant attendue par toute la planète football.

Quel est votre état d’esprit avant d’animer la cérémonie du Ballon d’Or le lundi 17 octobre prochain ?

Sandy Heribert : C’est la troisième année que l’on remet notre costume et notre belle robe avec Didier Drogba. Je suis toujours très excitée. Je ne sais pas pourquoi et comment, mais je n’ai jamais le trac, je ne suis jamais stressée. Ça doit être physiologique. Je ressens de l’excitation en revanche, je suis même obligée de méditer avant ! C’est un événement que j’apprécie énormément, où j’ai le plaisir de retrouver mon ami Didier.

Comment appréhendez-vous le fait d’animer une cérémonie face à un public aussi calme ?

On fait tout pour s’adapter au public présent en face de nous. Mais une cérémonie reste très protocolaire. On est repris dans 150 pays, on a des pauses publicitaires, il faut rendre l’antenne à une heure précise… C’est pour cela que l’on répète beaucoup, pour respecter le timing à la minute près. Quand on est dans la salle, nous sommes très déterminés à faire une belle prestation. Donc on a tendance à occulter l’atmosphère qui peut être un peu pesante et pas très festive. Les gens sont très heureux et honorés d’être là, mais ce n’est pas un public très facile, bizarrement ! La première année, j’étais étonnée, parce qu’il n’y avait pas l’ambiance que j’avais imaginée. C’est assez calme, il n’y a pas beaucoup d’applaudissements… On pourrait entendre une mouche voler ! L’âme classique du Théâtre du Châtelet doit y être pour quelque chose. C’est un endroit emblématique de Paris. Une ambiance calme mais douce en même temps. On ne fait pas tourner les serviettes, mais il y a un respect des joueurs entre eux et envers nous.

Vous allez animer la cérémonie en duo avec Didier Drogba pour la troisième fois. Comment se passe votre collaboration ?

C’est un challenge en plus d’animer avec quelqu’un qui n’est pas du métier. J’ai adoré la première année (en 2019, ndlr), où je lui donnais toutes les ficelles, des astuces, des conseils… Cette année encore, je fais tout pour que Didier soit le plus à l’aise possible. On a des auteurs qui écrivent les scripts pour nous et ensuite, on repasse dessus. Quand je sens que ce n’est pas naturel et que c’est lourd en bouche, je lui dis : "Écoute, redis-le à ta façon." Et on retravaille nos textes. C’est très important pour que Didier se sente extrêmement à l’aise. On lui demande simplement de s’amuser. C’est mon crédit football. Il a été quatrième du Ballon d’Or en 2007 et il connaît tout le monde ! Il a une aura qui fait qu’il a toute sa place. On forme un vrai duo complémentaire.

Quand prenez-vous connaissance de l’identité des lauréats ?

Nous apprenons le nom des vainqueurs Didier et moi le matin même du jour de la cérémonie, lorsque l’on arrive au Théâtre du Châtelet. Avec les répétitions générales que l’on fait l’après-midi, nous sommes obligés de passer les magnétos des gagnants. Avec Didier, on a chacun nos favoris, on se fait des petits pronostics entre nous. Donc c’est toujours un moment très excitant quand nous apprenons qui est le Ballon d’Or.

Est-il difficile d’entretenir le suspense quand un favori comme Karim Benzema se détache autant cette saison ?

Même s’il y a un favori et que Karim Benzema est plébiscité, ce n’est pas le public qui vote. Ce sont des journalistes, des experts, qui détermineront le gagnant. Il faut leur faire confiance. Ce n’est pas encore écrit !

66e cérémonie du Ballon d’Or : lundi 17 octobre à partir de 16h30 sur La Chaîne L’Équipe

Benoît Lesueur

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