Mondial 2022 : Le Qatar aurait fait espionner des personnalités célèbres

Publié le 7 novembre 2022 à 16:38
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Selon The Sunday Times, l’émirat aurait fait appel à des hackeurs pour espionner plusieurs personnalités éminentes.

Nouvelle polémique pour le Qatar. Alors que l’émirat, qui accueillera la Coupe du Monde dans quelques jours, est déjà la cible de nombreuses critiques, un autre scandale potentiel a été révélé dans les colonnes du quotidien britannique The Sunday Times. Selon nos confrères, qui ont publié leur enquête ce dimanche 6 novembre, Doha aurait fait espionner, par des hackeurs, de nombreuses personnalités, dans le cadre de l’organisation du prochain Mondial. Une cinquante de célébrités aurait fait l’objet d’une surveillance numérique. Des journalistes, avocats, et même l’ancien patron du foot européen Michel Platini feraient partie des victimes. Une sénatrice française qui avait accusé le Qatar de financer "le terrorisme islamique" serait également dans cette liste, rapporte le Parisien. La plupart des personnalités espionnées aurait tenu des positions plutôt critiques envers le Qatar et l’organisation de la Coupe du Monde, qui débutera le 20 novembre prochain. 

Parmi les autres personnes visées par cette manœuvre, figurerait un journaliste britannique qui avait enquêté sur une corruption potentielle dans le cadre de l’attribution du Mondial. Michel Platini, qui avait lui défendu la candidature du Qatar, aurait été espionné "peu avant qu’il ne soit entendu par la justice française dans le cadre d’une enquête sur les soupçons de corruption dans l’attribution de la Coupe du monde à l’émirat gazier", précisent nos confrères. Il s’est dit "surpris et profondément choqué" par cette nouvelle et étudierait les suites judiciaires qu’il pourrait donner à cette affaire "qui apparaît être une violation manifeste et crapuleuse de sa vie privée", indique un communiqué de son entourage. Ces opérations menées par des hackeurs auraient débuté en 2019. Un responsable qatari a réfuté ces accusations "manifestement fausses et sans fondement". "Le Qatar ne restera pas les bras croisés (…), et toutes les options juridiques à notre disposition sont à l’étude pour s’assurer que leurs responsables rendront des comptes", a-t-il prévenu. Affaire à suivre… 

L.C

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