J-3 avant la Coupe du Monde au Qatar. La compétition, qui continue de faire débat à quelques jours de son commencement, est sur toutes les lèvres des amateurs de sport. Alors qu’il a été annoncé que le président de la République Emmanuel Macron se rendrait dans l’émirat au cas où les Bleus iraient jusqu’en demi-finale, le chef de l’Etat est depuis critiqué pour avoir envisagé de se rendre dans ce pays où les droits de l’homme ne sont pas légion. Depuis Bangkok, il a tenu à répondre à la polémique. "Il ne faut pas politiser le sport", a assuré le président français en préambule, dans une déclaration rapportée par Le Parisien. "Ces questions-là, il faut se les poser quand on attribue l’événement", a-t-il estimé. Emmanuel Macron a martelé que c’était "une très mauvaise idée de politiser le sport" et ce, à quelques mois des Jeux Olympiques 2024 à Paris.
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Le Qatar est pris à partie depuis des mois et est au cœur de plusieurs polémiques, notamment pour les conditions d’attribution du Mondial, mais aussi pour l’impact environnemental de la compétition, la place des femmes et minorités LGBTQ+ ou encore les décès d’ouvriers étrangers survenus lors de la construction des stades. Hugo Lloris, le capitaine des Bleus, avait lui aussi été critiqué pour avoir annoncé qu’il ne comptait pas porter de brassard aux couleurs LGBT. "Sur ce dossier, j’ai mon opinion personnelle et ça rejoint un peu celle du président (de la FFF, Noël Le Graët, ndlr)", avait déclaré le gardien des Bleus depuis Clairefontaine. "Lorsqu’on accueille des étrangers en France, on a souvent l’envie qu’ils se prêtent à nos règles et respectent notre culture. J’en ferai de même lorsque j’irai au Qatar. Je peux être d’accord ou pas d’accord avec leurs idées mais je dois montrer du respect par rapport à cela", avait-il indiqué.
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Critiqué par l’équipe d’Australie, le comité organisateur de la Coupe du monde au Qatar avait décidé de répondre il y a quelques jours. "Nous avons réalisé tous les efforts possibles pour nous assurer que cette Coupe du monde va améliorer la vie des gens", avait répondu, le 27 octobre dernier, un porte-parole de l’instance. "Aucun pays n’est parfait et chaque pays, qu’il soit hôte ou non d’un événement majeur, a ses propres défis", avait-il précisé.L.C