Menacé de mort, Pascal Dupraz sort de silence et explique son départ de l’ASSE

Publié le 7 juin 2022 à 13:37
Abaca
Mutique depuis la relégation de l’ASSE en Ligue 2, l’ex-coach des verts sort du silence et revient sur son échec.

Après plusieurs jours de silence, Pascal Dupraz s’est décidé à prendre la parole. Dans les colonnes de nos confrères du Parisien, l’ex-coach de l’ASSE qui a connu la relégation avec son équipe le 29 mai dernier, a accepté de dresser le constat de cette saison ratée. Il a tout d’abord expliqué que ce sont les violences survenues à l’issue du match de barrage contre Auxerre qui l’ont contraint à garder le silence jusqu’à présent : "À l’issue du match, alors que les incidents se poursuivaient à l’extérieur du stade, les dirigeants m’ont demandé de ne pas me rendre en conférence de presse d’après-match. C’est pour cette raison que je ne parle qu’aujourd’hui".

Il a également tenu à assumer sa responsabilité dans la relégation des Verts : "Nous avons avec le staff redoublé d’efforts, travaillé comme des damnés pour, dans un premier temps, extirper l’équipe de la dernière place puis entretenir l’espoir d’un maintien miraculeux. J’assume ma part de responsabilité dans cet échec. Si je n’avais commis aucune erreur, l’ASSE serait en Ligue 1", a regretté le technicien.

Selon lui, le maintien de Saint-Etienne en Ligue 1 était mission impossible : "Trop de jeunes joueurs, trop de petits moteurs nous obligeant à alléger les séances d’entraînement, trop de joueurs à ménager du fait de leurs antécédents de blessures. Et puis surtout le manque de complémentarité. Pour toutes ces raisons, et pour d’autres que je m’interdis de citer, il nous a été impossible d’optimiser la performance lors des entraînements", a expliqué le coach.

Pascal Dupraz a ensuite tenu à revenir sur des événements graves survenus à l’issue d’une défaite à Lorient (2-6) le 8 avril. Il a expliqué que ce sont ces débordements qui l’ont décidé à ne pas prolonger l’aventure avec les Verts, maintien ou non : "Après le match, des supporters nous ont suivis. Et un de leur véhicule a même percuté notre bus sur la route de l’aéroport. Sur le tarmac, on m’a demandé d’aller parler à la trentaine de types présents. L’un d’eux m’a hurlé à dix centimètres du visage : ‘Espèce de bouffon ! T’as intérêt à maintenir le club sinon on te fume’. Cette menace de mort, ça a été le déclic pour quitter le club. J’ai compris que je n’irais pas plus loin que le 30 juin ici, maintien ou pas". Le coach a conclu son interview en se disant "triste et dévasté comme tous les salariés du club".

L.C

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