Aleksander Ceferin ne se laisse pas marcher sur les pieds. Mardi 10 mai, l’UEFA a officialisé sa réforme de la Ligue des champions à compter de la saison 2024-2025. Désormais, la compétition débutera par un mini-championnat comportant 8 journées, auquel 36 équipes prendront part. Cela remplacera ainsi le format actuel où 32 équipes sont réparties en 6 poules distinctes avant la phase à élimination directe.
Cette réforme intervient dans un contexte tendu, puisque depuis 2021, plusieurs grands clubs européens, le Real Madrid et la Juventus de Turin en tête, cherchent à créer une compétition parallèle à la Ligue des champions : la Super League. Un projet loin de faire l’unanimité, que l’UEFA ne cesse de dénoncer depuis des mois. En effet, à travers la Super League, les équipes les plus riches d’Europe souhaitent notamment mettre en place une ligue fermée qui permettrait aux formations concernées de participer chaque année à la compétition, afin de s’assurer, entre autres, des énormes retombées économiques.
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Ce mercredi 11 mai, Aleksander Ceferin a tenu un discours au congrès de l’UEFA, à Vienne. Le président de l’instance ne s’est pas fait prier pour tancer les clubs qui veulent créer une Super League, des "milliardaires et oligarques qui piétinent toutes les valeurs du football" d’après le Slovène, qui a ensuite lancé avec détermination : "Dans l’adversité, nous avons fait bloc. Quand nous sommes unis, personne ne peut nous battre." Loin de porter ce projet dans son cœur, le dirigeant de 54 ans a ensuite dénoncé "le projet d’une poignée de milliardaires qui n’acceptent pas l’idée que l’on peut perdre sur le terrain".
La veille, Aleksander Ceferin avait déjà haussé le ton dans cette affaire, en déclarant qu’une exclusion pure et simple des clubs dissidents était une possibilité pour sanctionner les instigateurs du projet de Super League.
Benoît Lesueur