« Le Parc des Princes n’appartient pas au Qatar » : Nouvelle charge de la mairie contre le PSG qui s’éloigne de son stade historique

Publié le 16 janvier 2023 à 17:18
Abaca
Après la passe d’armes entre le PSG et Anne Hidalgo survenue ces derniers jours, David Belliard, adjoint à la mairie de Paris, a rappelé que le Parc des Princes faisait partie d'un "patrimoine commun".

Par médias interposés, la passe d’armes entre la mairie de Paris et le PSG durait depuis plusieurs semaines. En effet, le club de la capitale, qui appartient à Qatar Sports Investments et qui évolue actuellement au Parc des Princes, souhaite continuer son développement et agrandir son stade qui ne peut actuellement accueillir que 48.000 spectateurs. Face à ses très grosses ambitions, se dresse toutefois un obstacle : Paris et sa mairie qui ne souhaite pas vendre l’enceinte sportive, comme l’a rappelé David Belliard, adjoint à la mairie de Paris chargé des transports et des mobilités, sur RMC, ce lundi 16 janvier. "On est dans un jeu de poker menteur. On verra bien ce qu’il va se passer dans le jeu des négociations. Je ne suis pas pour brader les grands actifs patrimoniaux aux privés, et en particulier au Qatar", a-t-il expliqué en préambule. "Le Parc des Princes en fait partie. Nous avons besoin d’avoir la main sur un certain nombre de patrimoine de prestige. Le Parc des Princes n’appartient pas au Qatar, il appartient aux Parisiens et Parisiennes, et plus largement, aux Françaises et aux Français. Je souhaite qu’il reste dans ce patrimoine commun", a continué l’élu. 

Si le dialogue était encore ouvert entre les deux parties, la maire de Paris Anne Hidalgo l’a refermé, lors d’une interview accordée au Parisien, parue ce samedi 14 janvier. "Le Parc des Princes n’est pas à vendre. Et il ne sera pas vendu. C’est une position ferme et définitive", avait-elle lancé, précisant que le stade était un "patrimoine exceptionnel". Une sortie qui avait poussé le PSG a annoncé, le même jour, sa volonté de quitter le Parc des Princes. "Tout le monde est perdant dans la position prise par la maire", avait réagi un porte-parole du club de la capitale. "Le Paris Saint-Germain est maintenant obligé de trouver des options alternatives pour relocaliser le club, privant Paris d’un investissement majeur pour son attractivité. Ce n’est pas l’issue que le club, ni ses supporters, espérait", avait continué le PSG. "En fermant définitivement les discussions de rachat entamées depuis très longtemps et en refusant notre investissement très significatif pour rénover le Parc, la maire force le PSG à quitter sa maison et fait peser une charge fiscale de plusieurs millions d’euros sur les contribuables parisiens", concluait le club de la capitale. Affaire à suivre … L.C

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