Voilà une nouvelle polémique qui vient ternir l’image du football français. Ce dimanche 29 octobre devait avoir lieu le choc entre l’Olympique de Marseille et l’Olympique lyonnais en marge de la 10e journée de Ligue 1. Le match a finalement dû être reporté, puisque le bus transportant l’équipe de l’OL a été caillassé lors de son arrivée au Stade Vélodrome. En plus des dégâts importants causés au véhicule, Fabio Grosso, l’entraîneur de l’OL, est apparu en sang après avoir été touché à l’œil gauche et au front. Son adjoint Raffaele Longo a lui aussi été blessé. Face à la gravité de la situation, la rencontre a été annulée, comme l’a annoncé l’arbitre Fabien Letexier : "Nous avons pris en compte l’avis des Lyonnais qui ne voulaient pas jouer la rencontre et on a aussi suivi le protocole de la LFP en la matière qui indique que lorsque un acteur fait l’objet d’une blessure et que sa participation est compromise, la rencontre ne doit pas avoir lieu. La décision a donc été prise de ne pas débuter la rencontre. La suite des événements sera des rapports établis aux autorités compétentes."
Après cette soirée dramatique pour la Ligue 1, Pierre Ménès est revenu sur le déroulé des événements dans une vidéo publiée sur sa chaîne Youtube Pierrot Le Foot : "Les images de Grosso sont absolument terribles", a dans un premier temps lancé le consultant sportif, dépité. "Ce sont évidemment des faits gravissimes qui ont amené à la seule décision possible et honorable de repousser ce match." Pierre Ménès a par la suite fait part de ses craintes alors que la France doit bientôt organiser les Jeux olympiques : "À partir du moment où une équipe est en déplacement dans une ville, il faut assurer la sécurité. Ce n’est quand même pas possible qu’à quelques mois des Jeux olympiques à Paris, qu’on ne soit pas foutu d’organiser un déplacement d’une équipe adverse !"
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Pierre Ménès a eu une pensée pour Fabio Grosso, qui fut le plus sévèrement touché par les incidents : "J’espère sincèrement pour lui qu’il va se rétablir sans trop de séquelles. On est perplexe devant tellement de bêtise, tellement de haine. Je ne voudrai pas extrapoler mais sans déconner, regardons ce qu’il se passe dans le monde en ce moment… Est-ce qu’on a besoin de déchaîner de la haine pour un match de foot ? Quel est l’intérêt des gens qui ont fait ça alors que Lyon est à l’agonie ? Comment on peut leur donner « une chance » de pouvoir repousser ce match et de pouvoir revenir à Marseille dans un autre état de forme d’ici quelques semaines ? C’est extrêmement inquiétant."
"Il faut que des sanctions tombent", poursuit fermement Pierre Ménès, qui a ensuite confessé avoir pris du recul vis-à-vis du ballon rond dernièrement. "J’ai du mal à me préoccuper des choses du football en ce moment. Je suis extrêmement triste et inquiet de ce qu’il se passe au Proche-Orient et aussi des conséquences que ça peut avoir à plus ou moins long terme en France. Ça doit commencer à être mes limites." Pour l’ex-consultant de Canal+, l’image de la Ligue 1 est une nouvelle fois détériorée : "Une étape de plus a été franchie. On est encore plus loin que le pétard des supporters de Montpellier sur le gardien de Clermont. Je vois les associations de supporters qui passent leur temps à faire des référés pour demander à ce qu’il y ait plus de liberté pour les supporters… Évidemment, le football français prend un formidable coup de marche arrière avec cette histoire terrible et extrêmement triste."