Olivier Dacourt s’intéresse cette fois à la fin de carrière, ce que les sportifs appellent "la petite mort". Comment envisager la suite, comment gérer lorsque la blessure vous oblige à arrêter ? Laura Flessel, Mathieu Bastareaud, Florent Manaudou, Gilles Simon, Sandra Laoura et Djibril Cissé répondent avec autant de sincérité que d’émotion à ces questions qui se posent aux sportifs de haut niveau à un moment ou à un autre. Souvent les carrières sportives sont assez courtes, et les athlètes doivent se projeter pour réaliser la transition avec une vie plus conventionnelle : une étape cruciale pour la plupart d’entre eux…
Djibril Cissé, 41 ans
Créateur de mode, DJ, consultant, l’ex-buteur d’Auxerre, de Liverpool et de l’OM n’a pas fait le deuil de son passé : "Mon corps a décidé d’arrêter. Pas ma tête. Ça fait deux ans que j’ai envie de rejouer. Je ne suis qu’à quatre buts de mes cent buts en Ligue 1. Alors, si un club me demande de venir gratuitement, j’y vais !"
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Florent Manaudou, 32 ans
Le nageur, qui poussera jusqu’à Paris 2024, redoute une chose : "Après les J.O. de Tokyo, mon boulanger m’a dit : “Merci pour les émotions que tu m’as données.” Ça signifie que je lui ai apporté quelque chose dans sa vie. J’appréhende le jour où je ne pourrai plus procurer ce bonheur."
Sandra Laoura, 42 ans
La championne de ski de bosses est victime d’un grave accident en 2007, qui la rend paraplégique. Elle a envisagé le pire : "Du jour au lendemain, ce n’est pas qu’une vie de sportive qui se détruit… C’est difficile, après, de se construire en tant que femme. Cela a été douloureux : remise en question, envie de partir… Quitter tout ça".
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F. LOHÉZIC