La Coupe du monde approche et les débats autour de son organisation au Qatar prennent de l’ampleur. Depuis 2010, année où il a été désigné organisateur de la compétition de football, l’émirat suscite de nombreuses polémiques pour son non-respect des droits de l’homme, des droits de la communauté LGBT, de l’environnement ou encore pour la maltraitance de ses ouvriers sur les chantiers. Une enquête de The Guardian publiée en février 2021 a révélé que plus de 6500 travailleurs immigrés ont trouvé la mort en 10 ans passés sur les lieux de construction liés au Mondial 2022.
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Le 13 septembre dernier, Éric Cantona avait partagé une lettre ouverte où il faisait part de son intention de boycotter la Coupe du monde au Qatar : "Je ne regarderai pas un seul match. Déjà, parce que le Qatar n’est pas un pays de foot ! Aucune ferveur, aucune saveur, commence par expliquer Eric Cantona dans une lettre relayée par un compte de boycott. Une aberration écologique, avec tous ces stades climatisés… Quelle folie, quelle stupidité ! Mais surtout, surtout, une horreur humaine… Combien de milliers de morts, pour construire ces stades, pour au final quoi, amuser la galerie deux mois… et tout le monde s’en fout… La caricature même de ce que l’homme est capable de porter en lui comme saloperie extrême !", avait notamment déclaré celui que l’on surnomme le "King".
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De son côté, Frank Lebœuf compte lui bien regarder tous les matchs de la Coupe du monde, puisque le Français est consultant pour la chaîne américaine ESPN. Dans un entretien paru dans le JDD dimanche 25 septembre, le champion du monde 1998 a fustigé Éric Cantona et ses critiques sur le Mondial qatari : "On ne l’a pas entendu avant les Jeux olympiques en Chine ou la Coupe du monde en Russie. Les bons samaritains ne me plaisent pas. Ou alors, il faut tout dénoncer. Y compris le chauffage des pelouses dans les stades français en hiver. Il y a eu un débat ? Je ne m’en souviens pas. Tout le monde fait de la démagogie" a lancé Frank Lebœuf. Ce dernier connaît bien l’émirat pour avoir joué successivement à Al-Sadd et à Al-Wakrah à la fin de sa carrière. En passant, l’homme aujourd’hui âgé de 54 ans a alors voulu se montrer rassurant quant à la chaleur sous laquelle joueront les joueurs : "J’ai joué deux ans au Qatar : en hiver, la température était supportable."
N.O