« La vérité est toute autre » : le président de l’AJ Ajaccio charge la famille de Kenzo et les médias

Publié le 9 juin 2023 à 11:24
Szwarc Henri/ABACA
Suite à la polémique provoquée par les incidents survenus en marge du match Ajaccio / Marseille, où un jeune enfant atteint du cancer et sa famille ont été pris à partie, Alain Orsoni a pris la parole afin de livrer sa version des faits et de défendre le club corse dont il est le président.

Une fin de saison dont le football français se serait bien passé. Le samedi 3 juin, Ajaccio recevait l’Olympique de Marseille à l’occasion de la 38ème et dernière journée de Ligue 1. Le vendredi après-midi, des affrontements ont éclaté entre les supporters des deux clubs. Malheureusement, malgré cette alerte, de nouveaux incidents sont survenus le soir du match. Présent dans l’enceinte ajaccienne avec son père, le jeune Kenzo, âgé de seulement 8 ans et atteint d’un cancer, a été pris à partie par des fans corses. Son père a reçu deux coups de poing à la figure, tandis que leurs maillots ont été arrachés et brûlés, indiquent nos confrères de Sud Ouest.

Alors qu’une enquête a été ouverte, le président de l’AJ Ajaccio a accordé un entretien à nos confrères du Parisien. Alain Orsoni ne cache pas sa colère vis à vis de la famille du jeune Kenzo, qu’il accuse d’avoir menti dans cette affaire. "Forcément, quand j’ai appris ce qui s’était passé, j’étais dans l’émotion car l’acte tel qu’il a été présenté était ignoble. Mais j’ai été berné et manipulé (…) L’intrusion dans la loge n’a duré que 12 secondes. La maman, qui s’est répandue partout, n’était même pas présente. Elle peut donc raconter quoi ? Déjà, le gosse n’a pas été frappé. Toute la presse nationale a parlé de cette affaire et même le président de la République… Je me dois de défendre mon club. J’ai l’expérience du traitement que nous réservent de nombreux médias, donc je me dois de réagir", s’agace-t-il.

Pour autant, Alain Orsoni ne souhaite pas dédouaner les supporters corses responsables de ces débordements. "Attention, je n’excuse pas les trois jeunes qui sont entrés en loges pour voler un maillot. On peut juste condamner cette grosse bêtise", précise-t-il. Le président de l’AC Ajaccio révèle qu’il se réserve le droit de porter plainte contre la famille de Kenzo. "Il me paraissait impossible qu’ils aient pu vouloir instrumentaliser leur petit garçon malade à des fins de bad buzz (…) Désormais, des éléments révèlent que la vérité est toute autre et que la gravité des agissements de certains supporters ajacciens, au demeurant répréhensibles, ait été très nettement exagérée", ajoute-t-il.

Aurélien Gaucher

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