« Je me suis senti humain » : Thierry Henry ému en dévoilant un moment charnière de sa vie

Publié le 8 janvier 2024 à 12:35
Youtube / @TheDiaryOfACEO
Invité du podcast "The Diary of a CEO", Thierry Henry s'est confié comme rarement sur les moments difficiles de sa vie. L'ancien attaquant des Bleus a notamment évoqué un moment charnière, vécu récemment avec ses enfants, qui l'a amené à prendre une grande décision.

Véritable superstar mondiale, Thierry Henry a marqué les amoureux de football. L’ancien attaquant de l’équipe de France, champion du monde 98 et champion d’Europe 2000 avec les Bleus, a marqué plus de 400 buts au cours de sa carrière. Le natif des Ullis est notamment devenu une véritable légende du côté de la Premier League et d’Arsenal, avec qui il a participé à la folle épopée des Invincibles lors de la saison 2003-2004.

Au fil de sa carrière, Thierry Henry a souvent été critiqué pour son manque d’expression sur le terrain. Beaucoup d’observateurs lui reprochaient notamment de ne pas sourire sur le terrain, ou de ne pas laisser exploser sa joie après avoir marqué. Ce contrôle permanent, lié à une recherche de perfection dans la performance, Thierry Henry le doit à l’exigence de son père. Dès son enfance, les standards fixés pour le jeune "Titi" ont été pour le moins élevés. Invité du podcast "The Diary of a CEO" ce lundi 8 janvier, l’ancien Gunner est revenu sur ce qu’il a vécu au cours de sa vie. "Pendant longtemps, jusqu’à il y a peu, mon objectif était de contenter les gens. Je n’avais jamais vécu ça quand j’étais petit, par le biais de mon père, sur le football spécifiquement. Je ne pensais à rien d’autre que chercher à lui faire plaisir. Je n’ai jamais cessé de chercher à atteindre cet objectif", a-t-il commencé. En pleine période du Covid, alors qu’il était entraîneur de Montréal, Thierry Henry va vivre un véritable déclic. "Mes enfants m’ont sauvé. Littéralement. Je ne savais pas où j’allais mentalement. J’étais revenu chez moi après avoir été bloqué un an à Montréal, à cause du Covid. Je m’apprêtais à repartir pour le pour le Canada, sans savoir si j’allais de nouveau être longtemps bloqué là-bas pendant plusieurs mois", explique-t-il. Le voyant prendre ses affaires, ses enfants, mais aussi sa compagne et leur baby-sitter, vont fondre en larmes.

"Pour la première fois, je me suis senti humain. Je me suis dit : ‘ils me voient moi, pas l’athlète’. Ils pleuraient pour moi. Je ne dis pas qu’ils ne l’avaient jamais fait avant, mais je ne l’avais pas vécu de cette façon. Pour la première fois, le jeune moi, enfant, a reçu ce qu’il cherchait à avoir avec l’amour. J’ai posé mes affaires et je suis resté. J’ai arrêté d’entraîner Montréal. Mes enfants aiment Thierry. Pas Thierry Henry", a-t-il confié, ému.

Par
Aurélien Gaucher