C’est une rencontre historique qui a lieu ce mercredi 14 décembre. En effet, la France affronte le Maroc en demi-finale de la Coupe du monde. Une affiche inédite et très attendue en raison des liens qui unissent ces deux nations. Dans les colonnes de nos confrères du Parisien, Adil Rami, originaire du Maroc et champion du monde avec les Bleus en 2018, a accepté d’évoquer ce match particulier. "J’aurais pu jouer pour le Maroc", a-t-il lancé en préambule. "Il y a longtemps, j’avais d’ailleurs été convoqué par cette sélection et j’avais décidé d’accepter. Moi qui avais commencé au bas de l’échelle, je trouvais que c’était une belle récompense. Pour moi, c’était un tremplin car j’avais peur de redevenir jardinier à la mairie de Fréjus. Mais Claude Puel, qui était mon coach à Lille, m’avait dit : ‘Tu ne connais pas ta valeur. Sois patient et ce sera l’équipe de France’. Et c’est ce qui s’est passé. Mais au début, cela m’avait fait mal de refuser", s’est remémoré le défenseur troyen.
"J’ai encore de la famille au Maroc et je me sens vraiment Franco-marocain. J’aime mes deux pays. Quand le Maroc gagne, je partage sa joie. C’est un plaisir", a continué Adil Rami. Il a ensuite lancé un appel pour que les festivités d’après-match se déroulent bien. "J’espère vraiment qu’à la fin, il n’y aura pas d’incidents. Je sais que les supporters marocains au pays ou en France ont une belle mentalité. Le souci, c’est qu’en France, dès qu’il y a un regroupement, il y a des casseurs qui viennent se défouler et qui se fichent du match. Je ne voudrais pas qu’on dise que les Marocains sont contre la France", a-t-il poursuivi. Le défenseur a également tenu à saluer le parcours des Lions de l’Atlas, qu’il ne pensait pas "aussi forts". "Ce qui me bluffe, c’est la charge mentale qui ne baisse pas dans l’équipe. Et le schéma tactique en 4-1-4-1 amène une grosse solidité, car les mecs sont hyper disciplinés", a jugé l’ancien Lillois. L.C