C’est un joueur qui aura marqué l’histoire de la Ligue 1. Bruno Rodriguez, attaquant passé par Monaco, Strasbourg ou encore le PSG, est désormais âgé de 50 ans et a connu un très gros problème de santé. En effet, en mars 2022, il a dû subir une amputation de la jambe droite. "Suite à toutes les infiltrations que j’ai faites pendant ma carrière, les entorses que j’ai eues, on a essayé de réparer, plus ou moins, ce qui était possible et ça n’a pas pu se faire. Mais là, j’avais trop mal. Je n’avais plus de vie. Donc on a pris la décision de couper", avait-il raconté, dans les colonnes de L’Est Républicain, l’an dernier. Ce mercredi 3 mai, il a accepté de revenir, pour le Parisien, sur cette année écoulée. Il assure aller "beaucoup mieux" depuis qu’il a reçu sa "prothèse définitive, il y a deux mois". "Je marche sans béquilles ni trop de douleur. Je peux aussi conduire. C’était long (…) Et j’avoue qu’ensuite, j’ai connu des moments très difficiles. Là, je suis dans une bonne période et je remonte la pente", a-t-il confié. Interrogé sur sa période difficile, Bruno Rodriguez s’est livré en toute transparence en révélant être suivi "par une psychiatre". "J’ai eu des moments dépressifs avec des envies de mourir. Sans ma femme, qui est mon roc et mon héros, et mes proches, je ne me serais pas relevé. En plus, ma mère est morte un peu après l’amputation et cela a causé beaucoup de dégâts en moi", s’est remémoré l’attaquant, qui avait terminé sa carrière à Clermont Foot.
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Il explique avoir sous-estimé les conséquences d’une telle opération. "Penser qu’on va y arriver et le vivre ensuite, cela n’a rien à voir. Cela peut faire sourire, mais c’était ma jambe droite, celle avec laquelle j’avais marqué presque tous mes buts. Et rien que de le dire, c’est encore dur. (…) La prothèse me fait du bien car j’ai retrouvé de l’autonomie. Avant, ma femme devait m’aider tout le temps. Et elle devait supporter mes sautes d’humeur car ma dignité d’homme était atteinte. Je n’étais qu’un poids mort pour elle", a continué l’ex-buteur de Metz. Selon lui, cette amputation est arrivée à la suite de multiples infiltrations effectuées durant sa carrière. Il milite désormais pour que les joueurs soient mieux informés sur les risques de ces injections. "Je ne suis pas rancunier, mais je regrette qu’on ne m’ait pas expliqué à l’époque ce que cela signifiait et les dégâts possibles. (…) J’aurais voulu qu’on me dise les risques que je prenais. J’ai joué à la roulette russe sans le savoir", a déploré Rodriguez, qui prévient que "les infiltrations, quel que soit leur nombre, esquintent les organismes". "Les sportifs de haut niveau qui les reçoivent deviendront des mauvais vieux. Si on masque la douleur, ce que permettent les infiltrations, c’est terrible. Car on empêche le corps de prévenir de la souffrance", a-t-il alerté.
Le Paris Saint-Germain adresse un message de soutien à son ancien attaquant Bruno Rodriguez, sa famille et à ses proches dans cette épreuve difficile.
Le Club vous apporte toute sa force et espère pouvoir vous accueillir dès que possible au Parc des Princes ❤️ pic.twitter.com/nxpND7CHqf
— Paris Saint-Germain (@PSG_inside) March 12, 2022
L.C